IngĂ©rences Ă©trangères : François Asselineau renverse l’accusation
Lien pour suivre cet entretien : https://www.youtube.com/live/hP4J5dM9nM0
InvitĂ© de la matinale de GPTV par Nicolas Stoquer, François Asselineau, prĂ©sident de l’UPR et candidat Ă l’Ă©lection prĂ©sidentielle, est revenu longuement sur la polĂ©mique des prĂ©tendues ingĂ©rences russes visant plusieurs responsables politiques français.
Le prĂ©sident de l’UPR observe que trois candidats dĂ©clarĂ©s Ă la prĂ©sidentielle, Édouard Philippe, RaphaĂ«l Glucksmann et Gabriel Attal, ont successivement affirmĂ© fin juillet et dĂ©but aoĂ»t faire l’objet d’une ingĂ©rence russe, sur la base de quelques publications sur le rĂ©seau X Ă©manant de sites qu’il juge grossièrement conçus. Il y voit une opĂ©ration coordonnĂ©e relevant de ce qu’il nomme une inversion accusatoire, alors que ces mĂŞmes personnalitĂ©s bĂ©nĂ©ficient selon lui de rĂ©seaux d’influence Ă©trangers considĂ©rables.
François Asselineau rappelle l’origine du droit d’ingĂ©rence, formulĂ© Ă ses yeux au tournant des annĂ©es 1980 par Bernard Kouchner et Jean-François Revel, une pratique qu’il estime contraire Ă l’article 2 alinĂ©a 7 de la Charte des Nations unies. Il souligne le deux poids deux mesures occidental, notamment l’indulgence de l’Union europĂ©enne en particulier et de l’Occident en gĂ©nĂ©ral, Ă l’Ă©gard d’IsraĂ«l au regard des rĂ©solutions du Conseil de sĂ©curitĂ©.
Le prĂ©sident de l’UPR dĂ©taille ensuite les affiliations qu’il attribue Ă ses concurrents. Édouard Philippe est prĂ©sentĂ© comme young leader de la French American Foundation et habituĂ© du club de Bilderberg, oĂą il aurait Ă©tĂ© invitĂ© Ă quatre reprises. Gabriel Attal est dĂ©crit comme young global leader du World Economic Forum, dont il expose le processus de sĂ©lection. RaphaĂ«l Glucksmann est qualifiĂ© d’agent d’influence proche de l’État profond amĂ©ricain, en raison notamment de son passĂ© de conseiller auprès de MikheĂŻl Saakachvili en GĂ©orgie.
Pour Ă©clairer ce qu’il analyse comme une fabrication permanente de l’ennemi intĂ©rieur et extĂ©rieur, François Asselineau convoque le roman 1984 de George Orwell et le personnage d’Emmanuel Goldstein, l’ennemi du rĂ©gime sur lequel doit se cristalliser la haine du peuple. Pour dĂ©tourner de son impĂ©ritie la colère du peuple, quoi de mieux que de l’orienter vers les ennemis que l’on a soi-mĂŞme inventĂ©s.
En conclusion, Asselineau insiste sur l’enjeu de l’Ă©lection prĂ©sidentielle Ă venir et Ă©voque la situation ukrainienne, jugeant probable une prise d’Odessa par la Russie.