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Les ingérences étrangères de ceux qui crient à l'ingérence russe

Édouard Philippe, Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann portent plainte contre les « ingérences russes » dont ils seraien…

10 août 2026 6 min
Les ingérences étrangères de ceux qui crient à l'ingérence russe

Édouard Philippe, Gabriel Attal et Raphaël Glucksmann portent plainte contre les « ingérences russes » dont ils seraient victimes et dont ils assurent qu’elles pourraient fausser la présidentielle de 2027.

Cette affaire est très curieuse car nul n’avait vu ces fameuses « ingérences russes » avant que toute la presse n’en parle. On ne les a d’ailleurs toujours pas vues depuis lors.

Mais le plus extraordinaire, c’est que ces trois personnalités bénéficient d’ingérences étrangères massives, non russes, que les médias de masse feignent d’ignorer. Des intérêts étrangers surpuissants procèdent à une saturation de l’espace médiatique et sondagier au profit de ces trois personnalités pour les imposer à tout prix aux Français, bien qu’une large majorité de nos compatriotes n’en veulent pas.

I/ Quelles sont ces véritables ingérences pour Edouard Philippe ?

Impossible de comprendre comment Édouard Philippe a eu le parcours politique que l’on sait si l’on ignore qu’il s’est soumis volontairement aux réseaux mondialistes depuis des années :

  • French-American Foundation (FAF),
  • Club de Bilderberg,
  • Réseau Jacques Attali.

1. Philippe, Young Leader de la French-American Foundation (promotion 2011)

L’idée de créer la FAF fut lancée en 1974 par trois Américains :

  • Nicholas Wahl : historien, spécialiste de la France d’après-guerre,
  • James Lowenstein : ambassadeur et membre du Council on Foreign Relations (CFR),
  • James Chace : écrivain et historien. Rédacteur en chef de la revue Foreign Affairs, ayant auparavant travaillé comme traducteur pour la CIA, Chace s’est rendu célèbre pour avoir écrit une biographie monumentale de Dean Acheson, le Secrétaire d’État du président Truman qui fut le principal concepteur de l’OTAN, de la Guerre froide, et de la « construction européenne ».

Spécialiste de la France, où il mourut en 2004, James Chace était, tout comme l’ambassadeur Lowenstein, membre du Council on Foreign Relations (CFR).

Créé en 1921 sur l’initiative du colonel House, éminence grise du président Wilson, le CFR est considéré comme l’un des think-tanks les plus influents en politique étrangère et l’une des incarnations contemporaines de l’« État profond » américain. Ayant ses principaux locaux à Washington et New-York, le CFR est composé d’environ 5 000 membres issus du milieu des affaires, de la haute administration et de la politique, parmi lesquels la plupart des anciens directeurs de la CIA. Beaucoup d’observateurs affirment que le CFR œuvre à la formation d’un gouvernement mondial.

L’objectif fixé à la FAF par ses trois promoteurs était de lutter contre l’anti-américanisme qui s’était développé dans la classe dirigeante depuis le retour de de Gaulle au pouvoir en 1958, et qui avait perduré sous Pompidou. La FAF fut créée en 1976 à Washington par les présidents Giscard et Ford.

En concourant pour devenir Young Leader FAF, Édouard Philippe a donc choisi d’emblée la soumission à Washington. C’est comme choisir Lecanuet contre de Gaulle en 1965, Poher contre Pompidou en 1969, Giscard contre Chaban en 1974.

2. Philippe invité 4 fois au Club de Bilderberg

Édouard Philippe a participé à quatre reprises aux réunions du très sélect Club de Bilderberg à :

  • Dresde en 2016,
  • Lisbonne en 2023,
  • Madrid en 2024,
  • Stockholm en 2025.

3. Philippe et le réseau de Jacques Attali

Édouard Philippe a fait verser en décembre 2012, par la ville du Havre dont il était le maire, une subvention de 170 000 € à PlaNet Finance, l’organisation de Jacques Attali.

En échange de quoi ?

Conclusion

Malgré tout ça, Édouard Philippe ose se plaindre des « ingérences russes » !

II/ Gabriel Attal

Né en 1989, Gabriel Attal a été nommé en 2020 Young Global Leader (YGL) du World Economic Forum (WEF) dirigé à l’époque par Klaus Schwab. Il n’avait alors que 31 ans.

Comment interpréter cela ?

Devenir YGL se fait exclusivement par cooptation : les candidatures spontanées sont refusées. La sélection suit 4 étapes très précises :

1. Parrainage

Seuls les YGL actuels ou passés, ou les partenaires officiels du WEF, peuvent parrainer. Qui a parrainé Attal ? Tout journaliste devrait enquêter sur l’ingérence qui se cache derrière cette nomination.

2. Éligibilité

Le candidat doit :

  • avoir moins de 40 ans lors de la nomination ;
  • présenter un « profil d’exception » prouvant qu’il occupe déjà une position en vue dans son domaine (dirigeant d’une grande entreprise, fondateur d’une « licorne », ministre, parlementaire, dirigeant d’une grande ONG, artiste ou journaliste célèbre).

3. Évaluation technique

Chaque candidat coopté est auditionné par un cabinet de recrutement international, généralement le cabinet Heidrick & Struggles.

Les documents du WEF se plaisent à décrire l’exigence de ce cabinet pour sélectionner les candidats selon 3 critères :

  1. Justifier de « 5 à 15 ans de réalisations professionnelles exceptionnelles » ;
  2. Capacité démontrée à dialoguer et collaborer « en dehors de son propre silo sectoriel » ;
  3. Casier judiciaire et réputation publique impeccables, validés par une enquête.

L’énoncé de ces 3 critères est risible si l’on pense que le cabinet a jugé qu’Attal y satisfaisait à 31 ans. Il venait certes d’être nommé, par faveur de Macron, secrétaire d’État chargé de la Jeunesse dans le second gouvernement Philippe. Mais était-ce suffisant pour justifier « de réalisations professionnelles exceptionnelles » obtenues entre 16 et 26 ans ?

Cette procédure de sélection compte donc bien peu face aux ingérences des oligarques qui promeuvent leur candidat.

4. Sélection finale

Les candidats retenus passent enfin devant un « Comité de sélection de haut niveau » qui examine la « compatibilité des finalistes avec les valeurs du Forum ».

On ne saurait mieux avouer le but final. À la fin, moins de 100 YGL sont nommés chaque année pour le monde entier.

Quels sont les avantages de devenir YGL ?

Le WEF en cite trois principaux :

  • invitations aux sommets annuels du WEF à Davos et aux sommets régionaux ;
  • appartenance à un réseau d’influence mondial grâce à un accès direct à 1 400 YGL dans 120 pays (chefs d’État, PDG de multinationales, dirigeants d’ONG majeures, etc.) ;
  • accès à des « programmes de leadership sur mesure », exclusivement conçus pour les YGL dans des universités renommées.

Comme exemple, le WEF cite le programme « public policy in the 21st century » de la Harvard Kennedy School. Portant sur « la gouvernance globale », ce cours comporte notamment :

  • Des simulations de crises internationales sanitaires, géopolitiques et technologiques : le but est d’avoir des dirigeants réagissant identiquement dans le monde entier, peu importe la volonté de leurs peuples. On l’a vu lors du Covid.
  • « L’analyse des biais décisionnels des populations qui influencent l’efficacité des politiques publiques » : sous cet euphémisme, on enseigne comment contourner les choix démocratiques des peuples.
  • « L’art du storytelling politique » pour mobiliser des communautés et porter un projet de changement : c’est ni plus ni moins un cours pour enseigner aux futurs dirigeants à manipuler leurs peuples !

Conclusion

Cette formation exclusive résume tout l’esprit des YGL : bâtir un réseau mondial de dirigeants obéissant à la même idéologie mondialiste, rendant les élections inoffensives pour le plus grand profit d’une oligarchie transnationale.

Gabriel Attal se plie servilement à cette écrasante ingérence des oligarques, mais a le culot suprême de dénoncer une ingérence russe imaginaire !


Sources :


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