François Asselineau aux jeunes agriculteurs des Ardennes : « Je ne suis pas là pour vous rassurer, je suis là pour vous dire la vérité ».
Le 11 juin 2026, François Asselineau, président de l’Union Populaire Républicaine et candidat à l’élection présidentielle, tenait une réunion publique à Doux, dans les Ardennes, à l’invitation du syndicat des jeunes agriculteurs locaux.
La conférence avait d’abord été prévue dans les locaux du lycée agricole de Rethel, avant que l’établissement ne subisse des pressions du gouvernement pour tenter d’en interdire la tenue.
Devant une salle attentive, le président de l’UPR a dressé un bilan chiffré de la situation française : la part de l’industrie dans le PIB est passée de 24 % à 9,4 % en quarante ans, le nombre d’exploitations agricoles a chuté de 78 % depuis 1970, la balance commerciale affiche un déficit de 81 milliards d’euros et la dette publique a atteint 3 416 milliards d’euros. Dans le même temps, les 10 premières fortunes françaises ont vu leur richesse augmenter de 2 300 % en moins de 30 ans.
Sur l’agriculture spécifiquement, François Asselineau a rappelé que la France verse environ 27 milliards d’euros à l’Union européenne et n’en reçoit que 18 en retour, dont 9,4 milliards via la politique agricole commune.
Se libérer de l’UE permettrait de verser directement ces subventions aux agriculteurs tout en disposant de 9 milliards d’euros supplémentaires et surtout de récupérer la maîtrise de nos frontières, des droits de douane, des normes alimentaires et du commerce extérieur.
Il a également listé les 18 accords de libre-échange signés par Bruxelles depuis 1995, en identifiant pour chacun les secteurs agricoles français lésés, des céréales aux produits laitiers en passant par la viande bovine et les fruits et légumes.
Il a averti que l’entrée éventuelle de l’Ukraine dans l’Union européenne, dont 51 % des terres ont déjà été rachetées par des fonds de pension américains, pourrait sonner le glas de l’agriculture familiale française.
Les questions des agriculteurs présents ont permis d’aborder les effets d’une éventuelle dépréciation du franc, le bilan du Brexit britannique pour les agriculteurs d’outre-Manche, et la distribution inégale des aides européennes, dont 1,3 % des bénéficiaires concentrent près de 23 % des montants versés.
Vous pouvez visionner la réunion publique en suivant ce lien : https://youtu.be/H8rj4rCKMjo