À l’occasion du 18 juin, François Asselineau s’est entretenu avec l’écrivain Paul-Marie Coûteaux, son ami de plus de trente ans. Leur conversation, enregistrée le jour anniversaire de l’Appel, mêle histoire, géopolitique et réflexion sur la civilisation.
Visionnez l’entretien à ce lien : https://youtu.be/XikL7VzQEw4
Les deux hommes reviennent d’abord sur le sens du 18 juin 1940. Derrière la réalité effroyable de la débâcle, rappelle Paul-Marie Coûteaux, de Gaulle a su invoquer des forces matérielles et spirituelles, et parier sur le caractère insubmersible des grandes nations.
La discussion aborde ensuite le rôle des anglo-saxons durant la guerre. François Asselineau et son invité insistent sur l’hostilité de Roosevelt et de Churchill à l’égard de De Gaulle, sur la volonté américaine de placer la France sous administration militaire, et sur des projets de démembrement territorial que Paul-Marie Coûteaux présente, en s’appuyant sur la biographie de Jean-Luc Barré, comme plus sévères encore que ceux d’Hitler. Tous deux soulignent combien le récit d’une France simplement « libérée » par les États-Unis occulte cette réalité.
La conversation se prolonge sur un terrain plus philosophique. Paul-Marie Coûteaux présente la première encyclique du pape Léon XIV, consacrée à une humanité menacée par la technique et l’intelligence artificielle. Il y voit une autorité spirituelle rappelant, seule, l’humanité de l’homme, quand la scène politique française reste selon lui incapable de tout recul.
Les deux interlocuteurs concluent sur la beauté du monde et sur le rôle de la France, qu’ils décrivent comme la grande institutrice d’une troisième voie entre le matérialisme anglo-saxon et d’autres périls. François Asselineau, candidat à l’élection présidentielle de 2027, referme l’échange sur un appel à regarder plus haut que la campagne en cours.