1. Accueil
  2. Actualités
  3. Analyses
Analyses

L'imposture Macron, volume 2

Nous avions rédigé il y a quelques mois de cela un article fourni recensant toutes les approximations, erreurs, mensong…

26 février 2017 8 min

Nous avions rédigé il y a quelques mois de cela un article fourni recensant toutes les approximations, erreurs, mensonges de M. Macron, escroquerie politique promue par les grands médias. Il va sans dire que les nombreuses interventions de M. Macron nous ont permis de reconstituer rapidement un condensé des impostures de M. Macron.

1) Le mensonge d’Emmanuel Macron sur le nombre de personnes ayant assisté à son meeting porte de Versailles, le 10 décembre 2016

Voir le tweet du journaliste politique de Paris Match, Ghislain de Violet, présent au meeting de Macron Porte de Versailles le 10 décembre dernier :

Constat corroboré par une vidéo de BFM TV qui souligne que la deuxième salle louée pour l’occasion était entièrement vide. Et BFM TV de filmer la seconde salle, effectivement vide, pendant le discours d’Emmanuel Macron que l’on peut voir sur l’écran.

 

Il est à noter que, dans un premier temps, les médias de masse ont repris, sans sourciller, et sans réaliser aucune évaluation indépendante, le nombre de 15 000 personnes présentes, avancé par Emmanuel Macron lui-même, pendant son discours.

 

Devant l’énormité du mensonge, les médias ont ramené cette fréquentation, par la suite, à 10 000 personnes :

 

Voir la vidéo ici.

En réalité, il devait y avoir, selon l’évaluation du journaliste de Paris Match présent sur place, corroborée par le reportage de BFM TV cité plus haut, entre 4 500 et 5 000 personnes réellement présentes au meeting d’Emmanuel Macron le 10 décembre 2016, Porte de Versailles, et certainement pas 15 000 ni 10 000.

2) Le mensonge persistant d’Emmanuel Macron sur le nombre d’adhérents de son parti politique « En marche ! » qui serait maintenant de 100 000 !

 

Macron était déjà coutumier de la gonflette du nombre de ses adhérents :

http://www.lci.fr/politique/en-marche-quand-macron-gonfle-le-nombre-de-ses-adherents-1508212.html

 

Il n’a pas hésité à affirmer par la suite qu’il avait 100 000 adhérents !

http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Presidentielle-La-start-up-Macron-a-bien-grandi-1125692

 

Information d’ailleurs reprise quasiment dans aucun média.

En cherchant un peu, d’ailleurs, on découvre que l’adhésion à « En marche ! » est … gratuite, ce qui est encore une tromperie puisqu’aux yeux du grand public, un adhérent d’un parti politique est quelqu’un qui paye pour manifester son adhésion à un positionnement politique donné. Autrement, on parle de « sympathisant », pas d’« adhérent ».

 

3) Le mensonge d’Emmanuel Macron sur l’autorisation de l’exploitation des sables de Lannion, qu’il a autorisée, et sans garde-fou contraignant, contrairement à ce qu’il a prétendu à la télévision

http://www.lemonde.fr/les-decodeurs/article/2017/01/17/l-amnesie-d-emmanuel-macron-sur-les-sables-de-lannion_5064204_4355770.html

http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=9472

L’article d’« Arrêts sur images » in extenso est ci-dessous (voir notamment le dernier paragraphe) :

Et les medias macronisés continuent de macroniser. C’est une rubrique quotidienne de la macronisation galopante, qu’il faudrait tenir, pour déployer toute la palette des techniques de la prophétie auto-réalisatrice. Après le sondage bidon de l’IFOP qui le testait au second tour (alors qu’il ne passe pas le premier), après les articles qui, pareillement, l’envisagent en sauveur du second tour, voici un reportage de France 2, expliquant que le vainqueur de la primaire de la gau du PS de janvier pourrait bien se rallier à Macron. Attention, révélations fracassantes : « Et si c’était lui ? Voici l’histoire secrète ».

 

Le reportage est signé de Maryse Burgot, accréditée de France 2 à l’Elysée. Il est truffé de confidences anonymes des « proches » ou des « visiteurs du soir » de Hollande. Un « visiteur du soir » a ainsi confié à Burgot : « Macron est en train de réussir son coup ». Des proches de Hollande le rejoignent. Quant à Royal, selon « un proche de Macron », « elle n’est pas encore en marche, mais elle est en sympathie ». Un dirigeant PS : « Macron et Ségolène, c’est comme si c’était fait ». Enfin, un proche de Hollande (anonyme) :  » un finaliste mal placé dans les sondages, on aura une pression de la base pour que notre finaliste se retire. Si notre candidat est à 10% dans les sondages, ce sera un bordel noir. Et que Valls le veuille ou non, on ira chez Macron ».

 

Après tout, pourquoi pas ? Il est tout à fait possible que le vainqueur de la primaire du grand froid, pris dans la tenaille Macron-Mélenchon, soit dans l’incapacité de se maintenir jusqu’à l’élection. Mais toute l’enquête-fiction de Burgot, sans jamais le dire, se fonde sur la seule hypothèse d’une victoire de Valls à la fameuse primaire du glagla. Que Montebourg ou Hamon la remportent, et ils ont déjà annoncé qu’ils discuteraient avec Mélenchon, plutôt qu’avec Macron. Mais dans l’esprit de Burgot, une victoire de Hamon ou de Montebourg n’est tout simplement pas concevable, comme pour tous ses semblables, naguère, une victoire du Brexit, ou de Trump.

 

Ainsi la presse macronisée multiplie-t-elle les sondages, les enquêtes, les analyses, au conditionnel futur. Comparez simplement le volume de ces bavardages aux enquêtes consacrées au bilan du Macron ministre. Par exemple, tiens, sur les sables coquilliers de la baie de Lannion. Oui, les sables truffés de délicieux morceaux de coquillages, très recherchés pour fertiliser les terres agricoles bretonnes, mais dont l’extraction présente de graves inconvénients, aussi bien pour la faune sous-marine, que pour les côtes qui peuvent être menacées par l’érosion. Pêcheurs, plongeurs, riverains, se battent contre leur extraction. L’an dernier, une manifestation avait réuni 5000 personnes à Lannion, tandis que les militants remettaient le sable à la mer, devant les caméras de France 3.

En meeting à Quimper, le 16 janvier, Macron a nié avoir autorisé leur extraction. Sa déclaration a été pieusement recueillie par France 3 Bretagne, qui s’en tient là. Mais comme d’habitude, les Décodeurs du Monde ont sorti leurs bouteilles, et plongé dans les archives. Bingo : Macron, alors ministre, a bien signé en 2015 le décret autorisant l’exploitation pour quinze ans des fameux sables, l’assortissant (a posteriori) d’une guirlande de conditions que le concessionnaire s’est empressé de ne pas respecter, puisque le gentil ministre avait oublié de l’y obliger. Vous voulez voir Macron foncer droit dans un bon gros mensonge ? Vous voulez le surprendre, le Macron qui ne marche pas sur les eaux, qui n’est pas en lévitation, et dont le nez s’allonge ? Regardez-le, dans cette interview à France 3 Bretagne. Et regardez-le bien. Il y a peu de chances que les chaînes nationales vous le montrent ainsi.

 

4) La tentative d’Emmanuel Macron de se soustraire à l’ISF, rattrapé par le fisc

http://www.leparisien.fr/politique/macron-rattrape-par-l-isf-01-06-2016-5847501.php

 

Macron a sous-estimé son patrimoine et a dû payer, de façon rétroactive, l’ISF. Il a plaidé la « bonne foi » pour répondre à ce faux-pas fiscal. Or, l’article déjà publié par l’UPR sur Emmanuel Macron et le présent article donnent une bonne idée de ce qu’il faut penser de sa « bonne foi ».

 

Il faut souligner aussi que la déclaration de patrimoine faite par Emmanuel Macron lorsqu’il a quitté le ministère de l’Économie à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie publique (HATVP), publiée le 27 janvier 2017 ici apparait bien maigrichonne, ainsi que l’a souligné la presse :

D’une manière, la situation patrimoniale d’Emmanuel Macron ne cesse de susciter des controverses et des interrogations, comme peuvent en témoigner certains articles de presse ici ou , mais également l’excellent billet d’Olivier Berruyer, publié sur son bloc Les Crises.

Affaire à suivre donc, il n’est pas sûr que les faux pas fiscaux d’Emmanuel Macron soient terminés.

5) Les bonnes affaires et les proximités d’Emmanuel Macron avec les dirigeants de médias

 

L’UPR avait déjà eu l’occasion de relayer un article très documenté sur le rôle joué par Emmanuel Macron lors de la vente de SFR à Patrick Drahi, dont les médias ne cessent de chanter les louanges du dirigeant de « En marche ! », à tel point d’ailleurs que Bernard Mourad, l’un des proches du propriétaire d’Altice, a rejoint « En marche ! ».

Les liens et les conflits d’intérêts entre Emmanuel Macron et les propriétaires des grands médias français ne s’arrêtent pas là.

Rappelons à titre d’exemples que :

 

  • Brigitte Macron a été « relookée » directement par Delphine Arnault, qui est :
    • la fille de Bernard Arnault, propriétaire du groupe LVMH, qui détient notamment Le Parisien, Aujourd’hui en France, Les Echos, Radio Classique et une participation dans l’Opinion ;
    • la compagne et mère d’un enfant de Xavier Niel, propriétaire de Free, et détenteur d’une partie du groupe Le Monde libre (Le Monde, Courrier International, La Vie, L’Obs).

Il est à noter aussi que l’ancien ministre Renaud Dutreil, désormais l’un des soutiens d’Emmanuel Macron, est aussi un ancien dirigeant du groupe LVMH.

  • Yannick Bolloré est l’un des « marcheurs » de Macron mais aussi :
    • Le fils de Vincent Bolloré, qui possède Direct Matin, Canal+, C8, C Star et i-Télé ;
    • Le président directeur général de Havas.

Nul doute qu’Emmanuel Macron a été applaudi par tout le petit Landernau qui possède les médias, lorsqu’il a allégé la fiscalité sur les actions gratuites, un mode de rémunération dont raffolent les dirigeants de grandes entreprises.

« Une » amusante de Marianne : tout en critiquant la présence excessive de Macron dans les médias, Marianne se propose… de parler encore plus de Macron !

 

6) L’affaire des frais de représentation d’Emmanuel Macron lorsqu’il était ministre de l’Économie

#Présidentielle 2017
Retour aux actualités