Gernelle, directeur du Point, propriété du multimilliardaire François Pinault, affirme péremptoirement :
- que « les Français ne veulent se libérer ni de l’euro ni de l’Union européenne »,
- et que « le souverainisme ne fait plus recette ».
À l’appui de ce brillant diagnostic, il évoque la chute de popularité de Zemmour, ce qui est loufoque puisque Zemmour passe justement son temps depuis des années à refuser de se libérer de l’euro et de l’UE !
En réalité, si l’on veut bien comprendre ce qui se passe, il faut laisser aux manipulateurs d’opinion le terme de « souverainisme ». Car il est si galvaudé qu’il ne veut plus rien dire.
Ainsi le RN affiche crânement sur sa page YouTube qu’il est un « mouvement politique patriote et souverainiste ».
En même temps, son porte-parole Tanguy dénonce vigoureusement toute idée de Frexit, avec un raisonnement ubuesque qui a soulevé un tollé sur les réseaux sociaux. Il explique sans rire que la situation de la France est si catastrophique dans tous les domaines qu’il est hors de question … de sortir de la structure dictatoriale qui est à l’origine de ce désastre !
Le mot « souverainisme » ne voulant plus rien dire, il faut en revanche se poser la question de la popularité du Frexit. Ce qui est un concept bien différent et très précis, n’en déplaise à l’amalgame fallacieux que fait le directeur du Point.
Oui ou non, l’idée de libérer la France de l’UE et de l’euro est-elle en déclin, comme Gernelle le prétend ?
Ou bien est-elle au contraire en forte croissance, comme je le pense ?
De nombreux faits indiscutables valident mon hypothèse. Notamment la forte hausse de nos adhérents et donateurs, ou celle de l’occurrence du mot « Frexit » sur les réseaux sociaux et les courriers des lecteurs des journaux.
Mais j’en retiendrai un : le nombre d’adhérents et du nombre de vues sur les chaînes YouTube des différents partis politiques français.
Je viens d’établir cette comparaison aujourd’hui, donc à la date du 25 mai 2026, et tout le monde peut aller vérifier ces données qui sont d’accès public.
Qu’y observe-t-on ?
Qu’avec 509 740 abonnés et 122,6 millions de vues cumulées, la chaîne YouTube de l’UPR, le parti du Frexit que je préside, compte :

5,1 fois plus d’abonnés et 2,4 fois plus de vues que celle du RN, parti pro-européen présidé par Bardella

3,35 fois plus d’abonnés et 3,6 fois plus de vues cumulées que la chaîne de LFI, parti pro-européen présidé par Mélenchon

16,5 fois plus d’abonnés et 24 fois plus de vues que celle de Renaissance, parti pro-européen présidé par Attal

26 fois plus d’abonnés et 24 fois plus de vues que celle du PS, parti pro-européen dirigé par Faure

74 fois plus d’abonnés et 121 fois plus de vues que celle de Horizons, parti pro-européen présidé par Philippe

201 fois plus d’abonnés et 364 fois plus de vues que celle de Place Publique, parti pro-européen présidé par Glucksmann

20 fois plus d’abonnés et 937 fois plus de vues que celle de LR, parti pro-européen présidé par Retailleau.

Conclusion
Tout tentative de minimiser cette comparaison serait ridicule puisque l’on ne parle pas d’un panel de 300 personnes. On parle de centaines de milliers d’internautes et de dizaines et dizaines de millions de vues cumulées !!
Que dit donc le directeur du Point face à ce constat ?
Qu’en disent l’Arcom et les directeurs de toutes les chaînes de radio et tv mainstream, publiques et privées ?
Ils n’en disent rien.
Parce qu’ils sont comme toutes les classes dirigeantes d’un pays qui fonce vers une conflagration politique majeure : à savoir qu’ils se sont tellement enfermés dans leur idéologie, leurs certitudes, leur confort, leur carriérisme et leur lâcheté, qu’ils sont devenus incapables de voir ces signes annonciateurs du tsunami politique qui arrive.
À force de me censurer et de faire comme si Asselineau et l’UPR n’existaient pas, ils ont fini… par le croire !
Tôt ou tard, leur réveil va être douloureux.