
Quelles que soient les critiques que l’on peut faire au personnage – et elles sont nombreuses – il n’en demeure pas moins que l’élection de Donald Trump à la Maison Blanche constitue un séisme d’ampleur historique.
Sa signification est claire : après la victoire du Brexit sur tout « l’establishment » euro-atlantiste en juin dernier, le triomphe de Donald Trump sur Hillary Clinton confirme que le grand réveil des peuples contre l’oligarchie a commencé.
Dit autrement, c’est le début de la fin du prétendu « nouvel ordre mondial ».
Ce qui est notable, c’est que le rôle des grands médias joue ici un rôle structurant essentiel.
Car la lutte de notre temps oppose :
- d’un côté, tous ceux qui ont succombé au lavage de cerveau des grands médias et qui ont perdu leur libre-arbitre, à force de visionner des télévisions abêtissantes ou de lire une presse écrite tenue par une poignée de milliardaires ;
- de l’autre côté, tous ceux qui ont compris qu’« à l’heure d’Internet, l’ignorance est un choix ». Et qui en ont tiré les conséquences. En ne regardant plus la télévision, en n’écoutant plus les grandes radios, et en n’achetant plus la presse écrite. Mais en allant chercher, de façon proactive, l’information de qualité qui a trouvé refuge sur la Toile, grâce à la myriade de sites disponibles dans tous les domaines.
Les premiers – ceux qui sont enchaînés aux grands médias – n’ont pas compris à quoi ils ont affaire.
Heureusement, c’est une catégorie de la population, principalement âgée, qui diminue rapidement.
Les seconds – ceux qui vont sur Internet et les réseaux sociaux – sont majoritairement jeunes et leur nombre se développe rapidement. Ils ont compris, eux, ce dont il s’agit.
Ce dont il s’agit, c’est d’une oligarchie financière et industrielle aux comportements mafieux, devenue ivre de puissance jusqu’à la déraison, qui veut dominer le monde et qui croit qu’elle peut y parvenir. Sous couvert de « nouvel ordre mondial », cette oligarchie a décidé de détruire les États-nations qui lui résistent, de les morceler pour les rendre inoffensifs, de fragmenter les collectivités nationales en les poussant à se renfermer dans un repli communautaire.
L’enjeu est grandiose : les peuples vont-ils laisser s’instaurer une dictature planétaire par l’asservissement des grands médias, par la corruption et la veulerie des classes politiques nationales ?
Pour les optimistes dont je fais partie, la réponse est Non. Car toute l’histoire de l’humanité prouve à satiété que, malgré les drames et les retours en arrière, la soif de liberté et de vérité de l’homme finit toujours par l’emporter et par détruire les régimes tyranniques.