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🎥 Tocsin 23/10/2026 – « L’UE profite des émeutes pour mettre la main sur la France ! » – François Asselineau

Invité du grand entretien politique de la matinale de Tocsin le vendredi 23 octobre 2026, François Asselineau, présiden…

23 octobre 20262 min
🎥 Tocsin 23/10/2026 – « L’UE profite des émeutes pour mettre la main sur la France ! » – François Asselineau

Invité du grand entretien politique de la matinale de Tocsin le vendredi 23 octobre 2026, François Asselineau, président de l’UPR, a suggéré de regarder ce qui se joue sur les marchés financiers pendant que le débat public se concentre sur les violences urbaines.

Il a d’abord rappelé que l’écart de rendement entre la dette française à dix ans (OAT) et son équivalent allemand (Bund) a atteint 175 points de base la veille, contre une vingtaine il y a trois à cinq ans. Le record de 225 points avait été touché en 2011, lors de la crise grecque. À la différence de cette époque, a-t-il souligné, la France est désormais au centre des inquiétudes des investisseurs, ce qui relance selon lui le débat sur la survie de l’euro.

Selon lui, deux scénarios se présentent. Soit la Banque centrale européenne rachète de la dette française sur le marché secondaire, ce qui suppose l’accord des pays dits frugaux, créditeurs nets du système Target 2, et donc des contreparties exigées du gouvernement français sur des décisions qui relèvent de la souveraineté nationale. Soit elle n’intervient pas, et la France pourrait se voir imposer une mise sous tutelle de type grec, par la Commission européenne et le Fonds monétaire international.

François Asselineau a rappelé que les frais financiers de l’État, de 60 milliards d’euros en 2025, devraient atteindre 91 milliards en 2027, soit environ 250 millions d’euros par jour. Environ la moitié de la dette étant détenue par des investisseurs étrangers, il a estimé qu’environ 45 milliards d’euros partiraient chaque année hors de France.

Il a défendu la renationalisation de la dette, par l’émission de bons du Trésor réservés aux épargnants français, comme au Japon, dont la dette publique atteint 220 % du PIB mais est détenue par des Japonais, ou comme le général de Gaulle l’avait fait en 1966. Cette mesure est, a-t-il précisé, interdite par les articles 63 et 18 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, ce qui suppose de sortir de l’Union européenne.

Il a également jugé non crédible la proposition d’annuler la part de dette détenue par la BCE, qui ne relève pas d’un gouvernement mais de ses instances dirigeantes.

Émission à voir en suivant ce lien : https://youtu.be/lqRAhask9FE

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