
Invité de Paul-Marie Coûteaux et du colonel Pierre Lours dans « Les Répliques du nouveau conservateur », sur Radio Courtoisie, François Asselineau, président de l’UPR, a consacré la première partie de l’émission, enregistrée le 21 octobre 2026, à la dette publique, à l’industrie et à l’ordre social.
Sur la dette, il a rappelé qu’elle est passée d’environ 1 200 milliards d’euros en 2007 à 3 600 milliards aujourd’hui, et que les frais financiers de l’État atteindraient 91 milliards d’euros l’an prochain, soit environ 250 millions d’euros par jour. Il a toutefois mis en garde contre l’idée qu’un État se gère comme un ménage : supprimer 800 000 fonctionnaires, comme certains le proposent, ferait selon lui chuter les recettes d’impôt sur le revenu, de TVA et d’impôt sur les sociétés, et creuserait le déficit au lieu de le réduire.
Il a plutôt plaidé pour réduire en priorité les dépenses qui ne sont pas réinjectées dans l’économie française, et pour la suppression des conseils régionaux (1 758 élus, environ 7 milliards d’euros par an, selon ses chiffres). Il a aussi proposé de réserver aux épargnants français l’émission des nouveaux emprunts d’État, afin de réduire la dépendance envers les investisseurs étrangers, qui détiennent à ses yeux environ la moitié de la dette. Une telle mesure est, a-t-il souligné, incompatible avec les articles 63 et 18 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, d’où la nécessité de sortir de l’Union européenne.
Le président de l’UPR a situé l’origine des délocalisations dans la libre circulation des capitaux, instaurée par l’Acte unique de 1986 : l’industrie, qui représentait 30 % du PIB en 1978, n’en pèse plus que 9 %. Il a défendu le rétablissement du contrôle des mouvements de capitaux.
Interrogé sur les violences urbaines, il a jugé qu’une société paisible est une société harmonieuse, ce qui suppose selon lui de traiter la perte de repères, la pauvreté et la désintégration du système éducatif. Il a réaffirmé son souhait d’inscrire dans la Constitution une laïcité de traditions chrétiennes.
Il a enfin rappelé que l’élection présidentielle n’est pas jouée, une part importante des électeurs restant indécise selon lui.
Cette émission est à voir en suivant ce lien : https://youtu.be/zdjKvJ4XGvw