Contraint par une équation budgétaire insoluble et un risque de faillite de l’État, Lecornu vient d’annoncer qu’il va demander à la Commission européenne une baisse des contributions nationales de la France au budget de l’Union européenne.
Cette annonce constitue, selon l’UPR, une volte-face sans précédent et un formidable aveu.
Une question évacuée du débat public depuis près de 20 ans
Depuis bientôt 20 ans que j’ai créé l’UPR, la question de notre contribution brute et de notre contribution nette à l’Union européenne a toujours été :
- évacuée du débat public ;
- tournée en dérision par les ignorants ou les journalistes à la botte ;
- et même niée purement et simplement.
Il y a encore trois mois, la propagande nous expliquait que le Frexit serait délirant car cela nous priverait des subventions « européennes », censées combler la France de leurs bienfaits.
En demandant aujourd’hui une baisse des cotisations nationales de la France à l’Union européenne, Lecornu détruit tout ce mythe.
Les « subventions européennes » : une dénomination trompeuse ?
En formulant cette demande, Lecornu reconnaît implicitement, selon cette analyse, que ce que l’on appelle les « subventions européennes » constitue une dénomination trompeuse.
Il ne s’agirait que d’une péréquation de subventions nationales, dans laquelle la France serait lourdement perdante, comme les autres pays contributeurs nets.
Lecornu reconnaît également implicitement que la France n’aurait plus les moyens de verser à fonds perdus des milliards d’euros à d’autres pays, notamment à la Pologne, qui rattrape et va bientôt dépasser le niveau de vie de la France.
Un ralliement aux « pays frugaux » ?
En demandant la baisse des cotisations nationales à l’Union européenne, Lecornu ferait soudain volte-face et rallierait le camp des « pays frugaux », c’est-à-dire des pays contributeurs nets tels que l’Allemagne ou les Pays-Bas, qui en ont assez d’être ponctionnés financièrement pour les nouveaux entrants.
Nous avons d’ailleurs publié une analyse sur la Pologne, qui refuse d’entrer dans l’euro alors qu’elle est très largement bénéficiaire nette des subventions européennes : https://www.youtube.com/watch?v=93qu3NpEj5Q
Nous dénonçons notamment l’attitude loufoque de la France, seul pays contributeur net dont les dirigeants réclamaient une augmentation du budget européen, c’est-à-dire une augmentation de sa ponction financière en faveur des tiers.
Des milliards d’euros et la question de leur utilisation
En demandant la baisse des cotisations nationales à l’Union européenne, Lecornu reconnaîtrait également, selon cette analyse, à quel point les dizaines de milliards d’euros qui circulent à la Commission européenne font l’objet de gabegies et de détournements massifs.
Il reconnaîtrait par la même occasion que voir tous ces milliards « jetés par les fenêtres » au nom de l’idéologie européiste serait devenu absolument intolérable pour la société française de 2027.
Car la France est au bord de la ruine et en serait réduite à tailler dans le vif de budgets fondamentaux pour notre bien-être collectif et nos services publics.
Une demande qui risque de se heurter au cadre budgétaire européen
Lecornu, dont la demande témoigne d’un gouvernement aux abois, ne va rien obtenir du tout de la Commission européenne, si ce n’est, selon cette analyse, les paroles lénifiantes habituelles promettant une meilleure utilisation des fonds versés.
Car le montant des contributions nationales au budget de l’Union européenne a été fixé pour la période 2021-2027. Il est impossible de les modifier sans obtenir l’autorisation de l’ensemble des autres États membres pour cela. Ce que tous les pays bénéficiaires nets refuseraient évidemment sur-le-champ.
Tout au plus la Commission européenne accepterait-elle d’intégrer cette demande dans les réflexions en cours sur le Cadre financier pluriannuel 2028-2034.
Une simple demi-mesure ?
En demandant un rabais de notre contribution nationale, Lecornu ne ferait, au fond, que du Le Pen, qui propose de rabaisser notre contribution nette à 5 milliards d’euros.
Il ne s’agit bien sûr que de demi-mesures.
Le vrai problème est que la France n’a pas à verser le moindre euro à une structure qui, selon l’UPR, la détruit de fond en comble.
Pour approfondir cette question : https://www.youtube.com/watch?v=wEdUdxc8ors
Conclusion : L’UPR est en train de gagner la bataille des idées
Réjouissons-nous quand même de la déclaration de Lecornu.
Elle montre que l’UPR est en train de gagner la bataille des idées.
La question de la contribution française au budget de l’Union européenne, longtemps écartée du débat public, revient désormais au cœur des discussions budgétaires.
Et le fait que le gouvernement français envisage lui-même de demander une réduction de cette contribution constitue, selon l’UPR, un changement majeur dans le débat.