Débat du MEDEF : François Asselineau dénonce un débat dont la question européenne est abstente
Dans une nouvelle vidéo publiée sur UPRTV, François Asselineau revient sur la Rencontre des entrepreneurs de France (REF), organisée par le MEDEF les 26 et 27 août 2026 à Roland-Garros, et sur le débat qui y a réuni sept candidats à l’élection présidentielle.
Le président de l’UPR rappelle qu’il avait adressé fin juillet une lettre avec accusé de réception à Patrick Martin, président du MEDEF, pour demander à participer à ce débat. Malgré plusieurs relances de ses collaborateurs au cours du mois d’août, cette lettre est restée sans réponse.
Il revient ensuite sur l’intervention d’Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, devant les chefs d’entreprise, en amont du débat. Il observe que la loi du 25 juillet 2024 visant à prévenir les ingérences étrangères en France exclut de son champ les États membres de l’Union européenne. Il analyse trois annonces : la réduction des normes, qui viserait d’abord selon lui la « surtransposition » nationale ; le projet de statut d’entreprise européenne « EU Inc » ; enfin l’Union de l’épargne et des investissements, qui cible les quelque 10 000 milliards d’euros déposés par les ménages européens.
Le président de l’UPR examine aussi les propositions des candidats. La préférence nationale défendue par Marine Le Pen se heurte à l’article 18 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et l’annulation de la dette française détenue par la BCE, proposée par Jean-Luc Mélenchon, à l’article 123 du même traité. Il relève également que plafonner à 5 milliards d’euros la contribution nette de la France, comme le souhaite Marine Le Pen, supposerait l’accord des 26 autres États membres.
Pour François Asselineau, l’essentiel a été passé sous silence : aucun candidat n’a abordé l’appartenance de la France à l’Union européenne et à l’euro, ni le recul de l’industrie, passée de 28 % du PIB en 1978 à 9 % aujourd’hui.
Cette vidéo doit être diffusée, les arguments qu’elle contient servent à démonter le théâtre d’ombres qu’est devenue la vie politique française.