Voici la véritable « guerre hybride ».
Emmanuel Macron s’apprête à vendre Everllence, société industrielle installée à Saint-Nazaire qui fabrique les générateurs de secours de tous nos sous-marins (SNA et SNLE) ainsi que de nos centrales nucléaires.
Cette vente doit se conclure pour 7,2 milliards de dollars au profit du fonds d’investissement américain Bain.
Une ingérence étrangère sur notre souveraineté nucléaire
Du fait de l’extraterritorialité du droit américain, une telle cession va permettre à Washington de contrôler — et éventuellement d’interdire — rien moins que les réparations, les périodes d’utilisation, voire les exportations des sous-marins classiques vendus par Naval Group.
Diversion médiatique et politique
Au moment même où il s’apprête à autoriser cette scandaleuse ingérence étrangère et à commettre ce nouvel acte de haute trahison, Emmanuel Macron a jugé utile de faire diversion en ameutant tous les médias et tous les partis politiques contre les attaques de « guerre hybride » menées prétendument par la Russie — que personne n’a jamais vues.
Note : L’attaque présumée des trois drones sur l’aéroport de Leipzig, où ils n’ont fait ni mort ni destruction, est très probablement une manipulation grossière, opérée par le gouvernement allemand sous faux drapeau pour accuser à tort la Russie.
Convocation à l’Élysée : l’alignement de l’opposition
Tous les partis de la prétendue opposition convoqués par Emmanuel Macron à l’Élysée ont (sauf le PCF) courbé la tête et entonné les mêmes éléments de langage préparés par l’OTAN et l’État profond euro-atlantiste.
Nul n’a bien sûr été surpris d’entendre Raphaël Glucksmann dénoncer la « menace extrêmement préoccupante de guerre hybride menée par la Russie ».
La soumission générale de la classe politique
Il est nauséeux de voir Marine Tondelier (pour Les Écologistes) et Manuel Bompard (pour LFI) reprendre en gros à leur compte le même bourrage de crâne. De façon totalement irresponsable, Les Écologistes et LFI acceptent de participer à l’acclimatation des esprits à la perspective d’une entrée en guerre démentielle contre la Russie, première puissance nucléaire du monde.
Le plus honteux est de voir que Marine Le Pen, manipulée par le tandem Bardella-Thionnet passé totalement sous contrôle euro-atlantiste, a repris aussi à son compte la propagande otanienne sur la prétendue « guerre hybride » conduite par Vladimir Poutine contre la France.
À l’évidence, les euro-atlantistes infiltrés dans l’entourage de Marine Le Pen ont hélas réussi à neutraliser ceux qui ont une vision plus juste des choses, comme Philippe Olivier ou Thierry Mariani. Cela laisse augurer que la politique étrangère d’une présidence Le Pen ne serait que l’affreuse continuation de la servilité atlantiste d’Emmanuel Macron.
Conclusion
Aucun des partis convoqués à l’Élysée au coup de sifflet par Emmanuel Macron n’a eu le courage de dire la vérité : une vraie « guerre hybride » a bien lieu contre la France.
Mais elle ne vient pas de Moscou. Elle vient de Washington.
Et elle est en passe, après l’affaire Alstom, de remporter une nouvelle et décisive victoire : faire passer sous domination américaine une entreprise industrielle tout à fait stratégique pour notre Force Nucléaire Stratégique et pour nos centrales nucléaires.