Souvenons-nous.
Pour tenter de mettre fin à la crise des Gilets jaunes, Emmanuel Macron avait lancé, le 15 janvier 2019, le « Grand Débat national » ainsi que l’opération des « cahiers de doléances ».
Présentée comme une grande consultation populaire, cette opération devait donner aux Français le sentiment que leur colère était enfin entendue et que leurs revendications seraient prises en compte.
Pour François Asselineau, il s’agissait en réalité d’une vaste opération destinée à calmer la colère populaire en donnant l’illusion d’une écoute véritable.
L’opération fonctionna à merveille
Pendant des semaines, des centaines de milliers de Français participèrent à la consultation. Près de 20 000 cahiers furent remplis, auxquels s’ajoutèrent des centaines de milliers de contributions manuscrites.
Les citoyens prirent le temps d’écrire, d’expliquer leurs difficultés, leurs attentes et leurs revendications. Les cahiers furent recueillis solennellement par les autorités, sous l’œil des caméras.
Mais, pour François Asselineau, une fois les projecteurs éteints, l’essentiel de ces contributions fut purement et simplement laissé de côté.
Pendant ce temps, la mobilisation des Gilets jaunes s’essoufflait sous l’effet conjugué de la répression des manifestations et de consultations dont les résultats ne débouchèrent pas, selon lui, sur les changements attendus.
Un procédé éculé
Pour donner aux Français l’impression qu’ils ont encore leur mot à dire sur l’avenir de leur propre pays, il organise à son tour des consultations à travers la France, notamment dans le cadre de son opération des « 1 000 bistrots ».
L’objectif affiché est de « venir débattre et bâtir la France de demain ».
Mais pour François Asselineau, cette opération n’est qu’un gigantesque attrape-nigauds.
Car une question fondamentale demeure : où sont réellement prises les décisions qui déterminent l’avenir des Français ?
Un enfumage pour dissimuler la verrouillage de l’Union européenne
Une grande partie des règles qui s’appliquent en France découle aujourd’hui des décisions prises au niveau européen, notamment par la Commission européenne et les autres institutions de l’Union européenne.
La politique monétaire, quant à elle, relève de la Banque centrale européenne, à Francfort.
Et dans le domaine militaire et stratégique, la France est profondément engagée dans l’OTAN et dans une relation étroite avec les États-Unis.
Dans ces conditions, à quoi peuvent servir les doléances recueillies autour d’un verre dans un bistrot de province si les citoyens ne sont jamais informés de l’endroit où sont réellement prises les décisions qui déterminent leur avenir ?
C’est précisément ce que François Asselineau reproche à Gabriel Attal.
Selon lui, Attal sait parfaitement que les grandes orientations qui encadrent la politique française sont largement déterminées à Bruxelles, à Francfort et dans le cadre des alliances internationales.
Et malgré cela, il laisse croire aux Français que leurs récriminations exprimées autour d’un demi dans un bistrot de Romorantin pourront réellement modifier leur avenir.
Pour François Asselineau, il faut y voir une forme particulièrement cynique de mépris à l’égard du peuple français.
Il fait également le rapprochement avec Édouard Philippe, dont les opérations de communication dans des lieux populaires — restaurant, fast-food, marché ou commerce de proximité — visent selon lui à construire une image de proximité avec les Français.
Comme si manger des frites, enfourner une flammekueche, planter des myosotis ou croquer une pomme pouvait suffire à faire oublier les décisions politiques prises pendant des années.
Le véritable enjeu de 2027 est ailleurs !
Il ne s’agit pas de savoir quel candidat saura le mieux organiser des rencontres dans les cafés ou multiplier les opérations de communication.
Il s’agit de déterminer qui contrôle réellement les décisions qui engagent l’avenir de la France et de savoir si le peuple français dispose encore des moyens de décider librement de son propre destin.
En 2019, les Français avaient rempli des cahiers de doléances. En 2027, on leur propose de parler autour d’un verre. Le procédé est le même : donner la parole au peuple sans lui rendre le pouvoir.
C’est précisément cette logique que nous entendons combattre !
En 2027, François Asselineau appelle donc les Français à ne pas se laisser détourner des véritables enjeux par les opérations de communication et les consultations sans lendemain, mais à s’interroger sur les véritables centres de pouvoir et sur les moyens de rendre au peuple français la maîtrise de son propre avenir.
Source : https://x.com/Renaissance/status/2100997306342338814