
Invité du dernier Grand Entretien d’Omerta mené par Régis Le Sommier, le président de l’Union Populaire Républicaine (UPR), François Asselineau, a dressé un tableau sans concession de la situation politique, sécuritaire et géopolitique de la France à l’approche de l’élection présidentielle. Entre dérive autoritaire, faillite institutionnelle et déclassement international, passage en revue des principaux enseignements de cet échange.
Une situation intérieure sous tension et des risques de dérive
Interrogé sur le climat de tension sociale et les épisodes de violences urbaines, François Asselineau refuse de céder à la panique tout en pointant la gravité de la situation financière et sécuritaire. Selon lui, les scènes de chaos hyper-violentes restent localisées, mais révèlent la présence de profils troubles – notamment des casseurs cagoulés non identifiés – laissant planer le doute sur une forme de « chorégraphié » politique visant à dramaturger le climat national.
Il critique vertement la posture d’Emmanuel Macron lors de ses déplacements (notamment à Trappes), estimant qu’au lieu de calmer le jeu, le chef de l’État « jette de l’huile sur le feu » et attise un profond sentiment de « deux poids, deux mesures » qui exaspère les Français.
Concernant les spéculations sur un éventuel report de l’élection ou l’activation de l’article 16, Asselineau rappelle le cadre très strict de ce dispositif constitutionnel de 1958, tout en avertissant que le président sortant incarne désormais un « grand diviseur » à la tête d’un pays à bout de souffle.
La malédiction macroniste et l’impasse des candidats du système
À sept mois de l’élection présidentielle, les enquêtes d’opinion placent de nouveau le Rassemblement National et La France Insoumise en position de force. Face à cela, le centre tente de s’organiser (propositions de primaires, initiatives d’Édouard Philippe ou de Gabriel Attal).
Pour François Asselineau, l’équation est insoluble :
« Tous les candidats qui ont été avec Macron sont maudits. »
Selon lui, Bruno Le Maire, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Élisabeth Borne ou Michel Barnier sont « durablement carbonisés » par leur participation à un bilan qu’il qualifie de désastre national. Il prédit l’évacuation de cette classe politique modérée et euro-centrée du paysage électoral.
Géopolitique : la France, « ruinée, cocue et hors jeu »
Sur la scène internationale, le président de l’UPR dresse un constat accablant de la politique étrangère française et de l’alignement atlantiste :
- Défense européenne et nucléaire : François Asselineau dénonce les initiatives solitaires d’Emmanuel Macron (comme le premier exercice de frappe nucléaire franco-britannique en Méditerranée ou la « dissuasion avancée » partagée avec des pays tiers) qu’il qualifie de provocations irresponsables menées sans l’aval des Français.
- Le réarmement et l’industrie : le tissu industriel de défense est fragilisé et l’immense majorité des commandes d’armement en Europe profite aux États-Unis ou à d’autres puissances, pendant que la France s’affaiblit.
- Le grand jeu mondial (Yalta 2.0) : Alors que les États-Unis de Donald Trump et la Russie redessinent les équilibres (notamment autour du dossier ukrainien), Asselineau estime que l’Union européenne est totalement marginalisée, transformée en simple « objet de l’histoire » plutôt qu’en acteur souverain.
En conclusion
Pour François Asselineau, la France traverse une crise systémique profonde qui démontre l’échec de la construction européenne et de la Vème République dévoyée par le quinquennat. Sa solution reste inchangée : un sursaut civique et transpartisan – s’inspirant de l’esprit du Conseil National de la Résistance (CNR) – pour restaurer la souveraineté nationale en se libérant de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.
Visionnez l’entretien à ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=J_uKxY5ghtY
Note : le numéro 14 de OMERTA est consacré à l’UERSS : examinant la dérive autoritaire de la « construction européenne », ce magazine trimestriel contient des entretiens exclusifs avec François Asselineau, Xenia Fedorova, Virginie Joron, Florian Philippot, Ghislain Benhessa, Pierre-Yves Rougeyron, etc.
Il est disponible en kiosque pour 14,90€.


