
Invité de l’émission Faut qu’on s’organise animée par André Berkov sur Sud Radio, le président de l’Union Populaire Républicaine (UPR) et candidat à l’élection présidentielle de 2027, François Asselineau, a livré une analyse sans concession de la situation française. Entre le mirage des primaires, l’impasse des politiques menées sous tutelle européenne et les bouleversements géopolitiques mondiaux, tour d’horizon des temps forts de l’entretien.
L’appel aux parrainages et le mur médiatique
Alors que l’UPR s’apprête à fêter ses 20 ans, François Asselineau a profité de son passage sur les ondes pour lancer un appel aux élus et aux citoyens afin de recueillir les 500 parrainages indispensables pour l’élection présidentielle.
Il a dénoncé l’asymétrie totale du paysage médiatique, rappelant qu’en dépit d’une présence et de scores d’audience record sur les plateformes numériques (plus de 150 millions de vues cumulées), sa formation politique subit toujours un black-out de la part des grands médias audiovisuels.
L’Union européenne : « l’éléphant dans la pièce »
Interrogé sur la crédibilité des programmes des différents candidats, François Asselineau réaffirme que toutes les tentatives de réformes nationales se heurtent au mur de l’appartenance à l’Union européenne :
- le piège du libre-échange et l’agriculture : en prenant l’exemple des accords de libre-échange (comme le Mercosur ou les traités avec l’Australie), il démontre que la politique commerciale de l’UE détruit méthodiquement la filière agricole française au profit d’intérêts extérieurs ou d’autres industries européennes (notamment automobiles).
- l’immigration et les traités : la politique migratoire a été déléguée à Bruxelles et que les règles de l’espace Schengen interdisent tout contrôle effectif aux frontières nationales, rendant illusoires les promesses unilatérales de certains partis.
- l’impasse de l’euro : citant des études économiques, il rappelle que la monnaie unique pèse lourdement sur la compétitivité de l’économie française et appauvrit durablement les classes moyennes.
Géopolitique : l’Europe « ruinée, cocue et hors-jeu »
Sur la scène internationale, le président de l’UPR dresse un constat sévère de l’alignement atlantiste de la France. Alors que l’administration américaine de Donald Trump redessine les équilibres mondiaux et se désengage du bourbier ukrainien, l’Union européenne apparaît selon lui totalement marginalisée :
« L’Union européenne ressort de cette affaire ruinée, cocue et hors-jeu. Ruinée par les milliards versés à fonds perdu, cocue par le réalisme américain, et hors-jeu face aux nouvelles négociations planétaires (Yalta). »
Il critique également les provocations militaires irresponsables menées sous l’égide de Bruxelles et de l’OTAN, estimant qu’elles font courir à la France un risque majeur d’embrasement avec la Russie.
Finances publiques : reprendre le contrôle de la dette
Face à une dette publique abyssale dépassant les 3 600 milliards d’euros, François Asselineau déplore la déliquescence des services publics et l’envolée des frais financiers versés aux marchés internationaux.
Sa solution de rupture économique repose sur :
- la renationalisation de la dette : émettre de nouveaux titres de dette prioritairement souscrits par l’épargne nationale (sur le modèle de la politique gaullienne), afin d’échapper à la spéculation des fonds d’investissement étrangers et de maintenir l’argent des intérêts au sein de l’économie française.
- le Frexit comme préalable : pour François Asselineau, il est illusoire d’espérer redresser la France sans se libérer préalablement de l’Union européenne, de l’euro et de l’OTAN.
Visionnez l’entretien à ce lien : https://www.youtube.com/watch?v=zrNOJjX5w70