Introduction : quand la paranoïa géopolitique remplace la légitimité politique
Raphaël Glucksmann n’est pas du tout sûr d’être choisi par le Parti Socialiste comme candidat pour l’élection présidentielle de 2027, tant ses interventions dans les médias ont suscité la consternation, ou l’hilarité générale, par leur effarante niaiserie.
Mais il a trouvé la parade pour que l’on continue à lui porter quelque attention. Se fondant sur le prétendu rapport d’on ne sait quelle officine, il affirme que « les Russes » ont lancé à son encontre une « opération de déstabilisation » pour torpiller sa candidature en 2027.
À croire que Vladimir Poutine serait ravagé d’inquiétude à l’hypothèse d’une candidature Glucksmann au poste de gouverneur du protectorat de France.
Une focalisation narcissique déconnectée du réel
Cette prétention de Raphaël Glucksmann à se croire le centre des préoccupations du Kremlin se heurte à une double réalité :
- L’indifférence des autorités russes : Celles-ci ont bien d’autres choses à faire que d’essayer de torpiller un politicien français qui se torpille parfaitement lui-même, et que personne n’imagine plus candidat du Parti Socialiste, et encore moins élu.
- Le paradoxe moral : S’il y a bien quelqu’un de disqualifié pour s’indigner des ingérences étrangères, c’est Glucksmann lui-même.
Un parcours marqué par les réseaux d’influence transatlantiques
L’historique des engagements de Raphaël Glucksmann éclaire d’un jour particulier ses leçons de morale géopolitique :
« De notoriété publique, très proche des services d’influence, il a participé avec son père au Cercle de l’oratoire, un think-tank ultra-pro. »
- L’épisode géorgien : Il s’est installé à Tbilissi pour y être le collaborateur du président géorgien Mikheïl Saakachvili — agent de la CIA et mafieux notoire — auquel il fut présenté à l’âge de 29 ans par Bernard-Henri Lévy, un ami de la famille.
- Des alliances familiales singulières : Il a été marié en premières noces à Eka Zgouladze, à l’époque vice-ministre de l’Intérieur de Géorgie, accusée de commanditer des actes de torture sur les opposants politiques à la dictature pro-occidentale de Saakachvili.
- Le saut ukrainien : À la chute de Saakachvili, il s’est enfui avec sa femme en Ukraine lorsque celle-ci fut miraculeusement naturalisée ukrainienne et nommée — cas unique dans les annales — Première vice-ministre de l’Intérieur, s’imposant comme une proche des responsables du Maïdan.
- Le réseau associatif : Il est le gendre de Ghassan Salamé, membre du conseil d’administration de l’Open Society de George Soros.
- L’aveu public : Comme si les choses n’étaient pas suffisamment claires pour tout le monde, il est allé récemment exposer à des élèves les ingérences auxquelles il a pris part en faveur du régime de Volodymyr Zelensky en Ukraine.
Bilan politique et politique du « deux poids, deux mesures »
Depuis que Raphaël Glucksmann a créé son parti « Place Publique » fin 2018, l’essentiel de son action politique a consisté à ressasser les poncifs les plus éculés en faveur de la « construction européenne » et à épouser tous les combats de l’État profond euro-atlantiste.
Il est ainsi devenu concomitamment :
- l’ardent partisan d’une Europe fédérale immigrationniste et de la dilution de la France dans ce magma sous domination ;
- le héraut du régime ukrainien contre la Russie ;
- le champion des frappes contre l’Iran ;
- le soutien de l’intervention au Venezuela ;
- le protecteur des Tibétains, Ouïghours, Hongkongais et Taïwanais qui rejettent Pékin ;
- le défenseur de Boualem Sansal, etc.
Mais, obéissant au système du « deux poids, deux mesures » imposé par l’oligarchie, Raphaël Glucksmann n’émet jamais la moindre protestation contre les crimes commis par les alliés de l’Occident, qu’il s’agisse des actes d’Israël à Gaza et au Liban, de l’Arabie saoudite, de Bahreïn, ou encore des crimes de masse du régime rwandais au Congo.
Conclusion : un décalage mesurable avec les citoyens
Au total, les préoccupations quotidiennes des Français l’intéressent beaucoup moins que d’inciter les électeurs à se soumettre, contre leur propre intérêt, aux forces transnationales.
Ce décalage explique l’échec cinglant de sa communication numérique. À titre de comparaison, là où l’UPR-TV compte 510 000 abonnés et 125 millions de vues cumulées, la chaîne de Place Publique ne culmine qu’à 2 750 abonnés et 358 000 vues.
Raphaël Glucksmann ne représente finalement rien d’autre que ceux qui l’emploient et qui le poussent dans les médias avec la même ardeur qu’ils cherchent à censurer les voix discordantes.
Source : https://x.com/rglucks1/status/2084529548603904300
En outre, Glucksmann est allé récemment exposer à des élèves les ingérences auxquelles il a pris part en faveur du régime Zelensky en Ukraine : https://x.com/TribunePop23/status/2084709869995635135