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Polémique de l’adjoint de Bardella : précisions sur Tolkien

À la suite du vif intérêt suscité par le précédent article concernant les propositions monétaires faites à la BCE par l…

28 juillet 2026 4 min
Polémique de l’adjoint de Bardella : précisions sur Tolkien

À la suite du vif intérêt suscité par le précédent article concernant les propositions monétaires faites à la BCE par le député RN Pierre-Romain Thionnet, il apparaît utile de répondre à la critique formulée par certains internautes au sujet du billet consacré à J.R.R. Tolkien.

Contrairement à ce qu’ont affirmé quelques internautes, François Asselineau n’a pas prétendu que Tolkien était raciste. Nous affirmons — et maintenons — qu’une réelle polémique existe sur cette question, tout comme sur son soutien historique à Franco pendant la guerre civile espagnole.

Pour éclairer ce débat complexe, voici ce qu’en dit précisément l’intelligence artificielle Claude (par Anthropic) :

L’analyse factuelle : Tolkien et les accusations de racisme, un débat littéraire complexe

1. Les principales critiques formulées sur la représentation des races

  • Les Orques : ils sont souvent décrits avec des traits associés à des peuples non-européens (peau sombre, traits grossiers), ce qui a pu être interprété comme une hiérarchie raciale implicite.
  • Les Hommes de l’Est et du Sud (Haradrim, Orientaux) : ils combattent quasi systématiquement du côté de Sauron, associant ainsi les peuples à peau plus sombre aux forces du Mal.
  • L’idéal nordique : la blondeur et la beauté des Elfes ou des Rohirrim évoquent pour certains critiques un idéal nordique ou aryen.
  • Les Nains : Tolkien lui-même a reconnu dans ses lettres s’être partiellement inspiré des stéréotypes juifs (peuple errant, langue secrète, attachement à l’or) — ce qu’il considérait comme un hommage, mais qui reste perçu de manière ambiguë.

2. Les arguments nuançant ces critiques

  • Le contexte : Tolkien était un philologue médiéviste, et ses représentations s’inscrivent avant tout dans les conventions littéraires du Moyen Âge européen.
  • L’anti-nazisme : il a explicitement refusé de livrer ses œuvres aux nazis et a fermement condamné l’antisémitisme dans sa correspondance.
  • Le sens de l’œuvre : son monde est une mythologie symbolique et non une allégorie raciale directe.
  • L’empathie : certains personnages du « côté du Mal », à l’image des Haradrim observés par Faramir, suscitent de l’empathie et un questionnement moral. Les « Hommes bons » incluent également des figures très diverses comme Aragorn ou les Dunédain.

3. Une évolution constante du débat

La série Amazon Les Anneaux de Pouvoir (2022) a récemment relancé ce débat en introduisant des personnages de couleur, suscitant à la fois des louanges et des critiques.

En résumé : Tolkien n’est pas unanimement considéré comme raciste. Cependant, ses œuvres reflètent les angles morts d’un homme blanc britannique du début du XXe siècle (né en Afrique du Sud), formé dans une culture imprégnée de certains préjugés. Le débat reste ouvert et légitime, sans consensus définitif.

Le rôle d’un responsable politique : anticiper et rassembler

C’est précisément parce que François Asselineau avait tout cet arrière-plan à l’esprit qu’il a écrit que Tolkien était « controversé […] pour son racisme supposé ». Sa formulation est claire : le Président de l’UPR souligne qu’il existe une polémique sans prendre position sur le fond, mais en rappelant qu’il est indispensable de la connaître, car elle rebondira à coup sûr sur la scène publique.

Le problème n’est donc pas du tout une prétendue « soumission au wokisme » ou une erreur de jugement de sa part, comme les sympathisants du RN l’en ont aussitôt accusé.

Le véritable enjeu est ce que l’on attend d’un responsable politique digne de ce nom :

  • avoir le sens des réalités ;
  • anticiper les réactions hostiles ;
  • ne jamais lancer de zizanies inutiles et clivantes (comme adore pourtant le faire le FN/RN depuis 54 ans) ;
  • viser la concorde entre les citoyens.

Il est donc fondamentalement maladroit de proposer Tolkien pour des billets de banque en euros, sauf à vouloir sciemment déclencher une polémique. De la même manière, il serait irresponsable de proposer des écrivains clivants ou controversés comme Gobineau, Marx, Céline ou Sartre.

Conclusion : un silence significatif

Le commentaire initial de François Asselineau portait surtout sur l’incongruité totale de choisir un auteur britannique pour symboliser une monnaie que le Royaume-Uni a toujours catégoriquement refusé d’adopter.

Face à cet argument central, nos contradicteurs n’ont trouvé absolument rien à répondre. Ce silence vaut aveu.

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