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L’adjoint de Bardella veut célébrer Clausewitz, stratège prussien anti-français

À la suite du concours lancé par la Banque centrale européenne (BCE) pour trouver des idées pour de nouveaux billets de…

27 juillet 2026 4 min
L’adjoint de Bardella veut célébrer Clausewitz, stratège prussien anti-français

À la suite du concours lancé par la Banque centrale européenne (BCE) pour trouver des idées pour de nouveaux billets de banque en euros, le député RN Pierre-Romain Thionnet, proche adjoint de Jordan Bardella, vient de publier une proposition très instructive sur l’évolution idéologique de son parti.

En européiste zélé, il propose avec entrain de nouveaux modèles pour cette monnaie d’occupation qui ruine notre niveau de vie et notre souveraineté nationale.

C’est le contraire exact de l’Union Populaire Républicaine (UPR), qui propose depuis 19 ans de nouveaux billets en Francs. Car nous savons que récupérer notre monnaie nationale est l’indispensable condition pour retrouver notre liberté et notre souveraineté.


Nos propositions de visuels pour le nouveau Franc : https://www.youtube.com/watch?v=X4-MRtitpVE

Les visuels des nouveaux Francs proposés par l’Union Populaire Républicaine, présentés par François Asselineau dans la conférence Le jour d’après : fin du Monde ou libération ? au Puy-en-Velay, le 8 novembre 2014.

Le mythe du « couple franco-allemand » et l’erreur Tolkien

En consacrant la coupure de 500 € à Charles de Gaulle et Konrad Adenauer, le député RN reprend le bobard du « couple » qui choque les 25 autres États membres, profondément indisposés par cette vieille prétention de Paris à codiriger l’Europe avec Berlin. De plus, Pierre-Romain Thionnet ne comprend pas que la BCE récuse toute figure de dirigeant national, passé ou récent, par crainte de violentes polémiques entre les 27 pays de l’Union.

Sur le billet de 100 euros, l’adjoint de Bardella souhaite célébrer l’écrivain britannique J.R.R. Tolkien. Or, ce choix pose plusieurs problèmes majeurs :

  • ce romancier reste controversé pour son soutien à Franco pendant la guerre civile espagnole et son œuvre, Le Seigneur des anneaux, est régulièrement critiquée pour son racisme supposé ;
  • pourquoi vouloir qu’un Britannique symbolise une monnaie que le Royaume-Uni a toujours refusé d’adopter ?
  • pourquoi ne pas proposer un écrivain célèbre issu d’un pays membre de la zone euro, tels que Cervantes, Camões, Maeterlinck, Zweig ou Swift ?

En réalité, la référence culturelle qui vient spontanément à l’esprit de l’adjoint de Bardella est celle d’un film, dont la société de production est une filiale de la très hollywoodienne Warner. Voilà la culture européenne vue par le RN new-look !

Mettre à l’honneur Clausewitz : le contresens historique du RN

Plus grave encore, Pierre-Romain Thionnet veut consacrer à Carl von Clausewitz rien de moins que la coupure de 20 euros, qui est pourtant la plus utilisée au quotidien : plus de 4,7 milliards d’exemplaires en circulaient dans le monde au 1er janvier 2025.

Qui était réellement Clausewitz (1780-1831) ?

Général et théoricien militaire prussien resté célèbre pour son ouvrage posthume De la guerre, Clausewitz était un homme passionnément anti-français. Son parcours militaire tout entier s’est construit contre notre nation.

Dès 1792 (à l’âge de 12 ans !), il participe aux guerres de la Première Coalition contre les armées de la toute nouvelle République française.

En 1806, sorti major de l’Académie d’officiers, il s’engage dans la campagne contre la Grande Armée de Napoléon. Capturé à la bataille d’Auerstaedt, il passe deux ans emprisonné en France.

À sa libération, il est chargé de la formation militaire du prince héritier de Prusse (le futur Guillaume Ier) et consacre tous ses talents de stratège à détruire Napoléon Ier : il combat ainsi aux côtés des Russes lors de la bataille de la Moskova, puis sert comme chef d’état-major de Blücher, le général prussien qui remporta la bataille de Waterloo.

Clausewitz est resté si célèbre outre-Rhin pour son génie militaire anti-français que son nom et ses enseignements ont directement inspiré :

  • le chef d’État-Major prussien von Moltke, qui écrasa Napoléon III à Sedan en 1870 et s’empara de l’Alsace-Moselle,
  • le général von Schlieffen, auteur du plan de bataille de 1914 contre la France,
  • Adolf Hitler, qui baptisa « Opération Clausewitz » son ultime plan de défense de Berlin le 9 mars 1945.

C’est donc cet homme que l’adjoint de Bardella veut ériger en symbole n°1 de l’euro pour 450 millions d’Européens !

Conclusion : un inimaginable abus de confiance

Proche adjoint de Jordan Bardella, Pierre-Romain Thionnet prétend aussi être le grand géostratège du RN. Il est d’ailleurs invité pour cela dans les médias, où il se montre passionnément pro-Union européenne, pro-euro, pro-OTAN, pro-Zelensky et anti-russe.

Son projet de billets de banque en euros nous montre qu’il est également passionnément anti-français, ce qui s’avère parfaitement cohérent avec le reste de ses positions. Les électeurs du RN se rendent-ils compte qu’ils sont les victimes d’un véritable et inimaginable abus de confiance ?


Source : https://x.com/PR_Thionnet/status/2080595779081658609

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