Retrouverez les arguments de cet article dans cette vidéo reprenant la réponse de François Asselineau à la volonté de Jean-Luc Mélenchon d’imposer l’indépendance à la Nouvelle-Calédonie.
Rappelons les 4 points principaux de ce sujet :
1️⃣ les Calédoniens ont déjà voté par 3 référendums successifs CONTRE l’indépendance.
2018
- NON : 56,7%
- OUI : 43,3%
- Participation : 81,1%
2020
- NON : 53,3%
- OUI : 46,7%
- Participation : 85,6%
2021
- NON : 96,5%
- OUI : 3,5%
- Participation : 43,9%
une grande partie de l’électorat kanak s’étant abstenue par dépit de constater que le NON allait de nouveau gagner.
Mélenchon méprise les électeurs et juge la démocratie nulle et non avenue
2️⃣ Ce triple refus de l’indépendance est d’autant plus irrécusable que le corps électoral est sciemment biaisé, depuis des années, en faveur de la minorité kanak.
Un « gel du corps électoral » a en effet été décidé par
- Les accords de Matignon (1988)
- L’accord de Nouméa (1998)
- La loi organique du 19/3/1999
- La révision constitutionnelle de 2007
Situation inconcevable ailleurs en France, ce gel a pour effet de rompre l’égalité des citoyens français devant la loi.
Il prive de leur droit de vote plusieurs milliers de Français, vivant en Nouvelle-Calédonie depuis parfois plusieurs décennies, et cela au seul motif qu’ils sont… d’origine métropolitaine !
Imagine-t-on les manifestations indignées de Mélenchon et LFI si l’État décidait de refuser le droit de vote, en France métropolitaine, à des immigrés naturalisés Français depuis parfois plusieurs décennies, et cela au motif qu’ils sont d’origine immigrée ?
Ce serait en effet contraire à tous les principes républicains et à la Déclaration des droits de l’Homme.
Partisan de la « Nouvelle France » et d’une accélération de l’immigration en métropole, Mélenchon se scandalise en revanche du « grand remplacement » survenu en Nouvelle-Calédonie depuis 170 ans.
Dans les deux cas, Mélenchon montre sa haine de la France héritée de nos aïeux.
3️⃣ La situation en Nouvelle-Calédonie est beaucoup plus complexe que Mélenchon l’imagine.
La population se répartit en effet approximativement ainsi :
- Kanaks environ 41% de la population
La très grande majorité (36%?) est indépendantiste, mais tous ne le sont pas.
Les Kanaks appartenant aux clans maîtres des terres le sont, mais ceux situés tout en bas de la hiérarchie coutumière sont loyalistes.
- Blancs « caldoches », métissés ou non, installés depuis parfois 150 ans, environ 21% de la population
Ils se répartissent environ ¾ loyalistes et ¼ indépendantistes.
- Blancs d’origine métropolitaine installés depuis 1945 ou plus récemment, environ 23% de la population
- Wallisiens-Futuniens-Polynésiens, environ 12% de la population
- Vietnamiens, Indonésiens, divers Asiatiques, installés depuis 60 ans, environ 3% de la population
Ces 3 derniers groupes sont très majoritairement anti-indépendantistes.
On peut ainsi analyser les 56,7% de NON obtenus au référendum de 2018 comme provenant en gros de
- Kanaks≈5%
- Caldoches≈15%
- Blancs métropolitains≈23%
- Polynésiens≈10%
- Asiatiques≈3%
- Total : 56%
Dans une société calédonienne aussi diversifiée, les propos de Mélenchon apparaissent comme ceux d’un butor ignorant et irresponsable, ayant la finesse d’un éléphant dans un magasin de porcelaine.
Mélenchon s’ingénie à remettre le feu aux poudres !
4️⃣ La Nouvelle-Calédonie, 4e producteur mondial de nickel, dotée d’un immense domaine maritime, située dans le Pacifique occidental, est un atout géopolitique majeur pour la France.
Si nous donnions l’indépendance à ce territoire (contre la volonté expresse de la majorité de ses habitants !), il ne resterait donc pas longtemps indépendant, tant il fait déjà l’objet de convoitises venant d’Australie, des États-Unis ou de Chine.
La Nouvelle-Calédonie tomberait très vite aux mains de l’une de ces puissances et notamment de la Chine, actuellement très active dans la région, comme on le voit aux Îles Salomon voisines.
Mélenchon trahit les intérêts de la France.