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L'hommage de Macron au père de Kallas, ex-apparatchik soviétique douteux

Toute la mafia, Leyen en tête, se répand sur les réseaux sociaux pour pleurer le décès de l'Estonien Siim Kallas le 22…

23 août 2026 3 min
L'hommage de Macron au père de Kallas, ex-apparatchik soviétique douteux

Toute la mafia, Leyen en tête, se répand sur les réseaux sociaux pour pleurer le décès de l’Estonien Siim Kallas le 22 août 2026. Macron répète cette litanie, en décrivant le défunt comme « l’un des artisans les plus convaincus de l’UE » et un « acteur majeur de la création de sa monnaie puis de l’adhésion de l’Estonie à l’UE et à l’euro ».

Mais qui était donc cet Estonien, auquel Macron rend un hommage aussi appuyé qu’incompréhensible pour les 99,99% de Français qui n’en ont jamais entendu parler ?

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Né citoyen soviétique en 1948, sous Staline, à Tallinn (RSS d’Estonie), Kallas avait débuté sa carrière en 1969, à 21 ans, comme officier de transmissions dans l’armée soviétique.

S’étant montré jeune communiste convaincu, il fut autorisé au bout de trois ans à rejoindre en 1972 le Parti communiste d’Estonie (EKP), branche du PC de l’URSS (PCUS). Il accéda ainsi à 24 ans à cette élite, qui ne regroupait que 15% des Soviétiques, dont il fallait être membre pour faire carrière.

De fait, il connut alors la rapide ascension de tout bon apparatchik soviétique :

  • 1975 : entrée au ministère des Finances de la RSS d’Estonie,
  • 1979 : directeur de la Caisse d’épargne,
  • 1986 : directeur à la Gostrudsberkassy, principale banque de détail d’URSS,
  • 1989 : rédacteur en chef du journal officiel du PC d’Estonie et membre du Soviet suprême de l’URSS.

Mais, lorsque l’URSS s’effondra, il fit sans état d’âme un virage politique à 180°. Pour poursuivre sa carrière auprès de nouveaux maîtres, il se mua en un ardent partisan de l’indépendance de l’Estonie et de son rattachement à l’UE et à l’OTAN.

  • 1991 : président de la Banque centrale, après l’indépendance du pays,
  • 1992 : il recrée la couronne, disparue et remplacée en 1941 par le rouble soviétique, monnaie unique de l’URSS,
  • 1995 : député,
  • 1995 : ministre des Affaires étrangères,
  • 1999 : ministre des Finances,
  • 2002 : Premier ministre.

En 2004, il quitte l’Estonie et retrouve sa vocation d’apparatchik en se faisant nommer Commissaire. Il devient vice-président de la Commission jusqu’à sa retraite en 2014.

Outre son aptitude à retourner sa veste, Kallas reste connu pour un scandale financier survenu lors de la transition chaotique à la fin de l’URSS.

Pas moins de 10M$ (équivalant à 24,5M$ de 2026) disparurent des comptes de la Banque centrale que présidait Kallas de 1991 à 1995.

Une enquête révéla qu’un transfert de 10 M$ avait été effectué en 1993 par la Banque centrale, depuis la North Estonian Bank publique, vers une société écran nommée Villa Paradiso.

C’est Urmas Kaju, conseiller spécial de Kallas, qui avait monté cette opération via des comptes offshore, après une rencontre à Zurich avec des intermédiaires véreux : Abraham Sher, Vito Schiralli et Mario Bertelli.

Sur les 10 M$ disparus, seuls 2 furent retrouvés. Les contribuables, déjà durement touchés par le chaos économique, durent éponger la perte.

En 1995, Kallas et Kaju furent poursuivis pour falsification de comptes et détournement de fonds massif.

Mais leur procès se tint de 1998 à 2000… alors que Kallas était devenu ministre des Finances !

À la fureur de nombreux Estoniens, la Cour prononça bien sûr l’acquittement total de Kallas et Kaju en 2000.

Mieux encore, Kallas devint Premier ministre, puis fut nommé par provocation Commissaire chargé de la lutte antifraude !

Conclusion

Comme dans toute mafia, Siim Kallas profita de ses fonctions pour pratiquer le népotisme. En 2014, sa fille Kaja fut élue députée alors qu’il était encore vice-président de la Commission.

Bien que très sotte, elle a été catapultée sur les traces de son père : Première ministre puis Commissaire chargée de la politique étrangère de l’UE et ardente va-t-en guerre contre la Russie, les secrets sur son père connus par quelques initiés assurant sa parfaite docilité.

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