Fréquence populaire, la chaîne dont Georges Kuzmanovic est le rédacteur en chef, a lancé une série d’entretiens consacrés aux candidats à l’élection présidentielle de 2027. François Asselineau, président de l’UPR, en a été le premier invité, pour un entretien de près de trois heures mené dans son bureau.
Un parcours international au service de l’indépendance nationale
François Asselineau est revenu sur son parcours : ancien élève de l’École nationale d’administration, sorti dans le corps de l’inspection générale des finances, il a occupé plusieurs postes en cabinet ministériel sous la présidence de Jacques Chirac, notamment auprès d’Hervé de Charrette au ministère des Affaires étrangères. Il a également effectué son service national à l’ambassade de France au Japon. Il explique que cette expérience de l’expatriation, ainsi que plusieurs voyages en Asie, en Amérique latine et au Moyen-Orient, lui ont permis de mesurer la place réelle de la France dans le monde et l’ont conduit à s’engager en politique pour défendre l’indépendance nationale.
« Indépendantiste » plutôt que « souverainiste »
Interrogé sur cette étiquette, François Asselineau a expliqué pourquoi il refuse le terme de « souverainiste », qu’il juge péjoratif et d’importation récente. Il revendique celui d’« indépendantiste français », rappelant que la souveraineté et l’indépendance nationale figurent au titre premier de la Constitution française. Il présente l’UPR comme un mouvement de libération nationale, comparant la situation actuelle de la France à d’autres périodes de son histoire où le pays a dû reconquérir sa souveraineté.
Le programme des cent premiers jours
François Asselineau a détaillé les premières mesures qu’il prendrait s’il était élu :
- l’annonce du déclenchement de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, ouvrant la procédure de sortie de l’Union européenne ;
- la notification de la sortie de l’OTAN, sur la base de l’article 13 du traité de l’Atlantique Nord ;
- l’ouverture des négociations de sortie de l’euro, en lien avec la question de la dette publique ;
- le rétablissement de contrôles aux frontières nationales ;
- une revalorisation du salaire minimum, accompagnée d’une baisse ciblée des cotisations sociales pour les petites et moyennes entreprises.
Un monde en mutation vers la multipolarité
Interrogé sur la scène internationale, François Asselineau a analysé la montée en puissance des pays du groupe BRICS et la transition vers un monde multipolaire. Il a critiqué la politique étrangère française actuelle, en particulier son alignement sur les positions occidentales dans le conflit en Ukraine, qu’il juge contraire aux intérêts nationaux de la France.
Un appel à ne pas s’abstenir
En conclusion de l’entretien, François Asselineau a adressé un message aux électeurs déçus par l’offre politique actuelle, les appelant à ne pas s’abstenir lors de l’élection présidentielle de 2027. Il a rappelé sa candidature comme celle d’un candidat à la présidence de la République française, indépendant de toute affiliation partisane traditionnelle de gauche ou de droite.
👉 L’entretien complet est disponible ici, sur la chaîne Fréquence populaire