Toute la presse française relate de façon narquoise et dépréciative les résultats de l’élection législative partielle où Farage a été réélu avec 63,3 % des voix (et 44 % de participation).
Au lieu de souligner que c’est quand même un score énorme dans ce scrutin qui comptait un nombre record de 34 candidats au total (ce qui a donné lieu au plus long bulletin de vote de l’histoire électorale britannique, avec une longueur de 90 cm), toute la presse a préféré insister sur le fait :
- que c’est un résultat « sans surprise » (formule usuelle pour banaliser un événement qui déplaît aux européistes) et « un peu inférieur à ce que prévoyaient les sondages »…
- que le candidat fantaisiste qui se présentait sous l’intitulé « Comte Tête de Poubelle » [ce qui est autorisé au Royaume-Uni] a obtenu 26,9 % des voix. Ce qui n’a pas grande signification puisque les grands partis (Travaillistes, Conservateurs, Libéraux-Démocrates et Verts) avaient renoncé à présenter un candidat face au très populaire Farage.
Mais le point le plus intéressant est ailleurs.
Il tient dans le fait que toute la presse française est également unanime à « oublier » de donner le résultat obtenu par Stevens, le candidat du parti REJOIN EU. C’est-à-dire du parti qui veut faire de nouveau rentrer le Royaume-Uni dans l’Union européenne.
Puisque la presse française ne cesse d’expliquer à nos compatriotes que les Britanniques seraient ravagés de remords d’avoir voté en faveur du Brexit, c’était le moment ou jamais pour ces adeptes du « BREGRET » de se mobiliser pour faire un score significatif face à Farage !
Eh bien, non.
Patatras !
Stevens a obtenu très exactement 1,4 %.
Autrement dit, parmi les opposants à Farage, il y en a eu 19 fois plus qui ont préféré voter pour un clown, le « Comte Tête de Poubelle » (26,9 %) que pour le candidat qui leur proposait d’être élu à la Chambre des communes pour y militer pour un retour du Royaume-Uni dans l’UE !
Redisons-le : les opposants à Farage ont préféré voter 19 fois plus pour un clown que pour un européiste !
C’est cela, la « petite précision » qui manque, comme par hasard, dans tous les médias asservis.