Le Premier ministre britannique vient de jeter l’éponge, 1 mois ½ après les élections locales du 7 mai qui s’étaient soldées par le triomphe historique de Farage (le père du Brexit) et une Berezina totale pour les Travaillistes (et les Conservateurs).
Quels enseignements en tirer à chaud ?
Côté français, Macron, lui, reste toujours accroché à son poste depuis 2 ans. Et cela, malgré sa défaite cinglante lors des élections législatives des 30 juin et 7 juillet 2024, pourtant théoriquement bien plus décisives que de simples élections locales comme au Royaume-Uni.
Pire encore, au lieu de garder un profil bas compte tenu de son extrême impopularité que tous les sondages confirment, mois après mois, Macron ne cesse de provoquer les Français.
- Il nomme ses larbins à des postes de responsabilité.
- Il tente de ruiner toutes les marges de manœuvre de son successeur.
- Il multiplie les postures agressives contre la Russie, au risque de nous entraîner dans une escalade de plus en plus dangereuse vers une Apocalypse nucléaire.
- Il refuse d’annoncer les dates des 2 tours de la prochaine élection présidentielle.
- Il envisage on ne sait quelle nouvelle dissolution tordue de l’Assemblée nationale.
- Il demande aux médias et à l’Arcom d’interdire tout débat sur le Frexit et toute mention de ma candidature à la présidentielle.
- Etc.
Côté britannique, l’avenir semble explosif.
Il se dit que le Travailliste Andy Burnham (dont le curieux nom signifie « brûler du jambon »), nouveau maire de Manchester, pourrait lui succéder.
Il lui suffirait pour cela de prendre la tête du Parti Travailliste, comme cela se produit souvent au Royaume-Uni, sans passer par de nouvelles élections législatives générales.
Mais ce « Jambon Brûlé » aura un goût d’avarié car il a déjà été sélectionné par le Word Economic Forum.
Sa nomination en remplacement de Starmer aurait aussi peu d’effet que le remplacement de Macron par Philippe.
La même détermination à entrer en guerre contre la Russie et à saboter insidieusement toutes les possibilités ouvertes par le Brexit.
Ce blocage de la situation politique britannique tient au fait que l’État profond euro-atlantiste a en effet tout fait pour neutraliser les effets positifs du Brexit.
L’oligarchie s’est arrangée pour écarter Farage du pouvoir. et pour faire diriger le Royaume-Uni par des Premiers ministres, certes Conservateurs ou Travaillistes, mais tous anti-Brexit et tous euro-atlantistes. L’équivalent de ce que serait Glucksmann ou Bardella ou Philippe succédant à Macron : un simple changement d’emballage, avec le même contenu empoisonné.
C’est pourquoi Farage, auréolé de son triomphe électoral du 7 mai, réclame des élections législatives anticipées, alors que les prochaines ne doivent se tenir qu’en 2029.
Les convulsions politiques risquent donc encore de durer au Royaume-Uni. Et elles dureront tant que le pays ne sera pas enfin dirigé par un vrai partisan du Brexit, qui en exploitera pour de bon toutes les potentialités plutôt que de tout faire pour les brider.
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FA 06/26