Invité de la matinale de GPTV par Nicolas Stoquer, François Asselineau, président de l’UPR et candidat à l’élection présidentielle, est revenu longuement sur la polémique des prétendues ingérences russes visant plusieurs responsables politiques français.
Le président de l’UPR observe que trois candidats déclarés à la présidentielle, Édouard Philippe, Raphaël Glucksmann et Gabriel Attal, ont successivement affirmé fin juillet et début août faire l’objet d’une ingérence russe, sur la base de quelques publications sur le réseau X émanant de sites qu’il juge grossièrement conçus. Il y voit une opération coordonnée relevant de ce qu’il nomme une inversion accusatoire, alors que ces mêmes personnalités bénéficient selon lui de réseaux d’influence étrangers considérables.
François Asselineau rappelle l’origine du droit d’ingérence, formulé à ses yeux au tournant des années 1980 par Bernard Kouchner et Jean-François Revel, une pratique qu’il estime contraire à l’article 2 alinéa 7 de la Charte des Nations unies. Il souligne le deux poids deux mesures occidental, notamment l’indulgence de l’Union européenne en particulier et de l’Occident en général, à l’égard d’Israël au regard des résolutions du Conseil de sécurité.
Le président de l’UPR détaille ensuite les affiliations qu’il attribue à ses concurrents. Édouard Philippe est présenté comme young leader de la French American Foundation et habitué du club de Bilderberg, où il aurait été invité à quatre reprises. Gabriel Attal est décrit comme young global leader du World Economic Forum, dont il expose le processus de sélection. Raphaël Glucksmann est qualifié d’agent d’influence proche de l’État profond américain, en raison notamment de son passé de conseiller auprès de Mikheïl Saakachvili en Géorgie.
Pour éclairer ce qu’il analyse comme une fabrication permanente de l’ennemi intérieur et extérieur, François Asselineau convoque le roman 1984 de George Orwell et le personnage d’Emmanuel Goldstein, l’ennemi du régime sur lequel doit se cristalliser la haine du peuple. Pour détourner de son impéritie la colère du peuple, quoi de mieux que de l’orienter vers les ennemis que l’on a soi-même inventés.
En conclusion, Asselineau insiste sur l’enjeu de l’élection présidentielle à venir et évoque la situation ukrainienne, jugeant probable une prise d’Odessa par la Russie.
Visionnez cet entretien à ce lien : https://www.youtube.com/live/hP4J5dM9nM0