
Invité de Nicolas Stoquer sur GP-TV, François Asselineau est revenu sur le lancement de sa campagne présidentielle, placée sous le mot d’ordre « la Libération nationale : ni droite ni gauche, unis pour la France ! », et a exposé sa lecture de la situation économique et politique du pays.
Le président de l’UPR a tout d’abord souligné la tension des marchés financiers à l’égard de la France. Il a relevé que le taux de l’obligation assimilable du Trésor à dix ans avait atteint 4,83 %, avec un écart de 123 points de base par rapport au taux allemand de même maturité, signe selon lui d’une défiance croissante des investisseurs envers la dette française.
Sur le Frexit, François Asselineau a rappelé sa méthode : l’activation de l’article 50 du traité sur l’Union européenne, qui ouvre une négociation de deux ans au plus avec les autres États membres. Il a comparé cette procédure à un divorce, qui suppose de régler méthodiquement les questions juridiques et financières. Concernant la monnaie, il prévoit une conversion à parité, un nouveau franc pour un euro, et estime que la dépréciation qui s’ensuivrait, de l’ordre de 15 % face au dollar, favoriserait les exportations, réduirait le déficit commercial et soutiendrait l’emploi.
Le président de l’UPR a également critiqué le marché unique et la libre circulation des capitaux, qui placent selon lui le niveau de vie des Français en concurrence directe avec celui de pays aux salaires bien plus faibles, ainsi que les accords de libre-échange négociés par la Commission européenne, notamment avec le Mercosur et l’Australie, dont il souligne les conséquences pour l’élevage français.
Pour réduire la dette, il écarte les suppressions massives de postes de fonctionnaires, qu’il juge contre-productives pour les recettes publiques, et propose de relancer la croissance et de financer l’État par de grands emprunts souscrits par les Français. En matière internationale, il plaide pour se libérer de l’OTAN, un retour à la doctrine gaullienne d’une dissuasion strictement nationale et une politique de coopération avec l’ensemble du monde.
Enfin, François Asselineau a évoqué la collecte des parrainages, rappelant qu’un parrainage n’est pas un vote, et a invité ceux qui connaissent des maires à les sensibiliser à l’importance d’un débat pluraliste.
Visionnez l’entretien à ce lien : https://youtu.be/Q2-JAlCGt4E