Dans un entretien avec Babette de Rozières consacrĂ© aux outre-mer, François Asselineau, a exposĂ© les grandes lignes de son programme prĂ©sidentiel pour les territoires ultramarins. Son point de dĂ©part est simple : l’outre-mer est important pour la France et pour son rayonnement. Il rappelle que la Guadeloupe et la Martinique sont françaises depuis plus longtemps que le comtĂ© de Nice ou la Savoie.
Sur le financement, le prĂ©sident de l’UPR pose la sortie de l’Union europĂ©enne comme condition prĂ©alable. Il Ă©voque 13 milliards d’euros versĂ©s chaque annĂ©e Ă l’Union, en plus de ce que la France reçoit, et estime qu’une petite part de cette somme suffirait Ă rĂ©pondre Ă de vraies urgences, par exemple l’accès Ă l’eau en Guadeloupe. S’il accĂ©dait Ă l’ÉlysĂ©e, ajoute-t-il, la France cesserait de verser des fonds Ă l’Ukraine.
Il dĂ©signe ensuite trois urgences. La Guyane, d’abord, qui manque d’Ă©coles, d’hĂ´pitaux et de routes. Mayotte ensuite : il propose de rencontrer le prĂ©sident des Comores, de lui rappeler que la France a des responsabilitĂ©s envers son pays et de lui offrir une aide pour dĂ©velopper le tourisme ou construire un hĂ´pital-maternitĂ©. En contrepartie, il attend des autoritĂ©s comoriennes qu’elles surveillent les dĂ©parts depuis Anjouan. La Nouvelle-CalĂ©donie, enfin, qui se situe selon le prĂ©sident de l’UPR dans l’une des zones les plus influentes du XXIe siècle et dont les ressources sont d’ores et dĂ©jĂ convoitĂ©es par la Chine.
Pour la Guadeloupe et la Martinique, il cite la lutte contre les sargasses et un dĂ©dommagement liĂ© au chlordĂ©cone. Il veut aussi rĂ©duire le coĂ»t de la vie, en Ă©voquant le dossier de l’octroi de mer, et rapprocher le niveau de vie des Français d’outre-mer de celui des habitants de l’Hexagone, au nom de l’Ă©galitĂ© des chances.
Enfin, François Asselineau souhaite lutter contre la mĂ©connaissance des outre-mer. Il propose que chaque journal tĂ©lĂ©visĂ© et chaque bulletin mĂ©tĂ©o du service public se terminent par des nouvelles de l’outre-mer, et que des Ă©changes scolaires, d’environ un mois et demi, permettent Ă des Ă©lèves de mĂ©tropole et des territoires ultramarins de se dĂ©couvrir mutuellement.
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