
L’affaire Boualem Sansal révèle les manœuvres de déstabilisation des relations franco-algériennes
François Asselineau a consacré une analyse détaillée à l’affaire Boualem Sansal, cet écrivain algérien naturalisé français en 2024, emprisonné puis libéré par Alger, qui vient de déclarer détester Paris et vouloir s’installer en Suisse ou en Belgique.
Dans une vidéo exceptionnelle, Asselineau replace cette affaire médiatique dans son contexte historique et géopolitique. Il rappelle d’abord les racines des tensions franco-algériennes : depuis les corsaires barbaresques évoqués par Molière jusqu’à la colonisation française de 1830, du décret Crémieux accordant la nationalité aux juifs algériens mais pas aux musulmans jusqu’à l’indépendance de 1962 et l’exode massif des pieds-noirs.
Le président de l’UPR souligne que Boualem Sansal, fils d’un père marocain et d’une mère d’origine juive selon ses propres déclarations, ancien haut fonctionnaire algérien, a multiplié les prises de position favorables à Israël. Il a notamment rencontré en 2012 un ministre israélien, une vidéo de cette rencontre ayant été diffusée par les services algériens. Il a également contesté les frontières algéro-marocaines héritées de la colonisation et développé des positions critiques envers l’islam.
Asselineau démontre que la mobilisation médiatique massive autour de Sansal masque des enjeux plus larges. L’écrivain a été soutenu par des personnalités comme Éric Zemmour et Xavier Driencourt, ancien ambassadeur de France en Algérie devenu particulièrement critique envers le régime algérien. Derrière cette affaire se cachent des forces cherchant à envenimer les relations entre Paris et Alger, alors même que l’Allemagne et l’Italie renforcent leurs partenariats économiques avec l’Algérie, notamment dans le secteur des hydrocarbures.
Le candidat à la présidentielle analyse également le mouvement pour l’autonomie de la Kabylie de Ferrat Mehenni, qui a proclamé l’indépendance kabyle à Paris en décembre 2025 et affiche ouvertement son soutien à Israël. Il révèle que le chef de cabinet de ce gouvernement en exil, Mourad Amellal, figurait sur la liste de Sarah Knafo aux élections municipales parisiennes.
François Asselineau appelle à ne pas se laisser manipuler par ces manœuvres. Selon lui, la France doit mener une diplomatie équilibrée, défendre ses intérêts supérieurs sans faiblesse mais sans se laisser entraîner dans des conflits servant des agendas étrangers.