
Le 23 juin prochain marquera les 10 ans du référendum sur la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne qui se tint le 23 juin 2016 et se solda par la victoire du Brexit par 52% des suffrages.
Devançant curieusement cet anniversaire d’un mois, Le Point, propriété du multimilliardaire François Pinault, fait sa Une de couverture ce jeudi 21 mai en titrant :
« Dix ans après : BREXIT,
La gueule de bois ».
Nul besoin d’acheter ce document de propagande pour imaginer ce que l’on doit y trouver :
▪️des statistiques spécialement choisies et interprétées pour faire croire que le Royaume-Uni s’enfonce seul dans la crise économique ; mais bien sûr sans faire la comparaison point par point avec le désastre économique français.
▪️des développements sur la submersion migratoire et la montée du communautarisme ; mais bien sûr sans faire la comparaison avec ce qui se passe en France dans les mêmes domaines.
▪️l’impopularité record du Premier ministre Starmer ; mais bien sûr sans rappeler que ce Travailliste anti-Brexit s’est toujours refusé à exploiter toutes les potentialités du Brexit et a au contraire tout fait pour minimiser les changements. Et bien sûr sans relever que l’impopularité record de Starmer n’est rien par rapport à celle de Macron !
▪️aucune place, bien sûr, pour apporter la contradiction à la propagande européiste.
En tout cas, ni l’UPR ni moi-même n’avons bien sûr été contactés par un journaliste du Point pour nous demander notre point de vue.
▪️les fameux « sondages » affirmant qu’une majorité des Britanniques seraient ravagés de remords d’avoir voté pour le Brexit. Mais bien sûr sans rappeler qui paye ces sondages et dans quel but.
💡 CONCLUSION
Ce qui est comique dans cette Une de couverture du Point, c’est qu’elle est publiée quelques jours à peine après… le triomphe électoral sans précédent de Nigel Farage, le père du Brexit !
Avouons que c’est une drôle de façon que les Britanniques auraient trouvé de soigner leur prétendue «gueule de bois» qu’en plébiscitant dix ans après celui qui en est à l’origine !
En réalité, toute cette propagande grossière ne convainc plus grand monde. Mais elle témoigne de l’inquiétude des milliardaires, tel François Pinault, devant la montée en puissance du Frexit dans l’opinion publique française.
L’UPR et moi-même sommes les mieux placés pour comprendre l’inquiétude des européistes : car nous constatons chaque semaine que de plus en plus de Français nous écoutent avec attention, réfléchissent, et nous rejoignent.