
Ne pouvant plus résister aux pressions venant de toute la scène politique et de son propre parti, le Premier ministre Starmer aurait accepté de démissionner prochainement.
La presse britannique indique que 3 facteurs le contraignent à cette démission :
- l’affaire Epstein, qui a éclaboussé certains de ses proches, tel Peter Mandelson,
- la débâcle électorale historique du Labour lors des élections locales de la semaine dernière,
- le taux d’impopularité record de Starmer : 69% des Britanniques ont une « opinion défavorable » de lui selon le dernier sondage YouGov.
Or ces mêmes 3 raisons semblent inopérantes en France.
Chez nous, Macron a crânement et totalement exclu de démissionner.
Il reste accroché à l’Élysée, bien que des motifs identiques, voire pires, que ceux imputés à Starmer puissent lui être reprochés.
Tout est fait en France pour enterrer l’affaire Epstein. Ses activités criminelles semblent pourtant avoir été bien moins développées en Angleterre qu’à Paris, où elles sont connues depuis 2019, sans que la police ni la justice ne soient intervenues.
Le président du Sénat et la présidente de l’Assemblée nationale ont même bloqué toute Commission d’enquête parlementaire sur l’affaire Epstein, chose impensable au Royaume-Uni.
En outre, la raclée électorale subie par Macron aux législatives de juillet 2024 est du même ordre que celle subie par le Labour aux élections locales de mai 2026.
Elle est même bien pire dans le principe : car dans toute démocratie, un échec cinglant à des élections législatives doit obligatoirement se traduire par un vrai changement politique au niveau national. C’est moins le cas pour des élections locales, qui ne sont qu’un signal adressé au gouvernement.
Enfin, avec 69% d’impopularité, Starmer bat le pire record mesuré pour un Premier ministre britannique en exercice.
Mais Macron est encore bien plus impopulaire puisque le dernier sondage en date (Ipsos BVA publié le 9 mai par La Tribune Dimanche) indique qu’il recueille 75% d’opinions défavorables.
Soit 6 points de plus que Starmer !
Commentaires
Conformément à une longue tradition, la vie politique outre-manche, même si elle est loin d’être parfaite, reste bien plus démocratique que la vie politique française.
Ainsi, au Royaume-Uni :
- on tient globalement compte du résultat des élections, sans l’interpréter de façon vicieuse et controuvée, pour n’en tenir aucun compte s’il déplaît aux tenants du pouvoir ;
- un Premier ministre battu aux élections législatives, non seulement présente sa démission immédiate, mais, sauf exception, quitte définitivement la politique ;
- même de simples élections locales peuvent conduire un Premier ministre en exercice à présenter sa démission si le résultat en est trop cinglant ;
- les grands médias invitent, bien plus qu’en France, toutes les opinions politiques à s’exprimer ;
- l’occultation quasi-totale de nos analyses, et la censure féroce qui me frappent et frappent l’UPR, dans toute la presse écrite et audiovisuelle de large diffusion, sont tout bonnement inimaginables outre-Manche ;
- les dirigeants ont organisé un référendum sur le Brexit, en mettant certes des chausse-trappes à Farage et à ses partisans, mais en leur permettant quand même de s’exprimer largement.
Alors qu’en France, tout débat contradictoire et à armes égales sur le Frexit est interdit de facto.
Conclusion
Le Royaume-Uni reste un pays démocratique, où les dirigeants et la population savent évoluer de façon pragmatique afin d’accompagner les grandes évolutions de la société.
La France reste un pays où l’on brime ces évolutions, jusqu’au point de rupture qui débouche sur un déchaînement de violence.
Au Royaume-Uni, il y a toujours un roi en 2026.
En France, on lui a coupé la tête en 1789, on l’a chassé par des révolutions en 1830 et 1848, on a chassé deux empereurs et épuisé cinq Républiques.