Un voyage secret repéré sur Flightradar
Ce voyage n’a été connu que par le site Flightradar, qui a montré qu’un Boeing C-17A Globemaster III de l’US Air Force, venu de Washington via l’Estonie, est allé se poser à l’aéroport de Moscou, où il est resté 8h45 avant de repartir. Des observateurs sur place ont vu passer un impressionnant cortège diplomatique américain.
Ni Washington ni Moscou n’ont commenté l’identité du responsable américain en Russie ni le but de la visite, et la CIA n’a pas commenté.
La rumeur quasi certaine indiquait que c’était bien le directeur de la CIA, John Ratcliffe en personne, qui venait d’aller à Moscou.
La question était bien entendu de savoir ce qu’ils se sont dit. Il est évident qu’ils se sont entretenus de la guerre en Ukraine, probable qu’ils aient parlé de la situation dans le détroit d’Ormuz, et possible qu’ils aient aussi évoqué les manœuvres de la Chine autour de Taïwan.
Dans tous les cas, le premier voyage de ce directeur de la CIA à Moscou depuis qu’il a été nommé témoigne de l’inquiinquiétude de Washington vis-à-vis de l’évolution d’une situation que les États-Unis ne maîtrisent plus.
En réalité, Trump n’a plus de buts de guerre clairs et nets, et il ne poursuit ses conflits que par la seule hantise de devoir admettre, devant le monde entier, que les États-Unis sont battus partout. Et pire encore de l’avouer avant les élections de mid-term au mois de novembre prochain.
Reconstitution des faits : Poutine snobe le directeur de la CIA !
Contrairement à ce qui était pressenti — et contrairement aux usages antérieurs comme à ce que l’on était en droit d’imaginer compte tenu de la gravité de la situation en Ukraine —, le directeur de la CIA John Ratcliffe n’a pas été reçu par Vladimir Poutine.
Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a simplement annoncé que Ratcliffe s’était rendu mardi à Moscou pour échanger « entre services secrets », sans rencontrer le président russe. Ce qui revient à rabattre de façon humiliante la position de Ratcliffe !
La réaction de Trump à cette gifle diplomatique est d’ailleurs révélatrice de la faiblesse de la position américaine. Avalant son chapeau, il a piteusement résumé ainsi la visite à Moscou du directeur de la CIA :
« Quelque chose pourrait en sortir, nous travaillons très dur pour que cette guerre se termine. Et très franchement, les deux [camps] veulent la voir se terminer. »
Une situation plus dangereuse que jamais
Pour qui sait lire entre les lignes, cela confirme que la Russie se sent plus que jamais en position de force.
La vérité est qu’à force de tirer sur les moustaches de l’ours russe depuis plus de 4 ans, celui-ci a fini par se fâcher pour de bon.
Excédé par les prétentions burlesques et l’agressivité d’Occidentaux fanfarons, par ailleurs ruinés et désarmés, constatant que l’Ukraine n’a plus les moyens militaires d’arrêter les missiles russes, Poutine et toute la classe dirigeante russe ont décidé de passer à la vitesse supérieure.
La situation est plus dangereuse que jamais.
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