C’est la rumeur du moment qui agite le Tout-Paris et fait chauffer les réseaux sociaux : le RN aurait-il troqué son abstention sur une loi liberticide contre un coup de pouce financier ?
Pour faire simple, la question se pose : le RN a-t-il volontairement laissé voter la levée de l’anonymat sur les réseaux sociaux en échange d’une aide d’Emmanuel Macron et de Sébastien Lecornu ? Cet accord présumé aurait permis à Marine Le Pen de faire financer sa campagne présidentielle par un consortium de banques françaises, le tout avec la garantie de l’État.
La concomitance entre ces deux événements est tellement incroyable qu’elle alimente forcément tous les soupçons. Si cela se confirme, la complicité entre Macron et le RN — déjà flagrante pour tous ceux qui analysent les faits — éclate enfin au grand jour d’une manière assez indécente.
Le RN coincé par ses créanciers ?
Un adage bien connu dit : « Qui paye commande ». En acceptant ce type d’accord, le RN et Marine Le Pen se lient les mains face à leurs créanciers bancaires et, indirectement, face aux commanditaires de Macron.
Le problème, c’est que peu importe ce que racontera Marine Le Pen pendant sa campagne : si elle est élue, elle ne pourra rien faire qui aille à l’encontre de ceux qui ont signé les chèques.
En clair, si elle dépend des banques, elle ne touchera jamais au contrôle des mouvements de capitaux (qui génère des profits colossaux pour ces mêmes banques). Résultat ? Impossible de stopper les délocalisations industrielles, la perte de notre savoir-faire, ou l’évasion fiscale massive vers les paradis fiscaux. Bref, l’industrie continuera de couler et notre niveau de vie collectif avec.
La question à 10 millions d’euros
Au-delà de l’accord, une question de bon sens se pose : pourquoi diable Marine Le Pen a-t-elle encore besoin d’un prêt de plus de 10 millions d’euros pour faire campagne ? Quand on regarde les faits, le calcul interpelle :
- Une visibilité maximale et gratuite : elle a déjà un accès ultra-généreux à tous les médias de masse, contrairement à l’UPR, interdit d’antenne.
- Des sondages au top : elle est propulsée en permanence par les instituts de sondage des milliardaires, alors que l’UPR et François Asselineau sont totalement occultés.
- Des caisses déjà pleines : elle touche environ 15 millions d’euros de subventions publiques par an via les contribuables quand l’UPR touche 0 euro.
- Peu de terrain : les campagnes de 2017 et 2022 ont montré qu’elle ne fait pas plus de déplacements ou de grands meetings que les autres. En 2017, elle en a même fait moins que François Asselineau et l’UPR, dont la campagne était pourtant autofinancée par les dons et cotisations de ses membres.
- Zéro frais de propagande : pour l’élection présidentielle, les affiches, le collage, les professions de foi envoyées aux 48 millions d’électeurs et les bulletins de vote sont intégralement payés par l’État pour chaque candidat : la loi l’impose et François Asselineau en bénéficiera aussi.
En résumé
Puisque l’essentiel de la campagne est déjà couvert par l’argent public ou par une visibilité médiatique maximale, on en revient au point de départ : à quoi va servir précisément tout cet argent prêté par les banques françaises à Marine Le Pen, à la demande d’Emmanuel Macron ?