Ce 7 juillet 2026, la Cour d’appel a reconnu Marine Le Pen coupable :
- de détournement de fonds publics ( à hauteur de 1,4 million € pour la rémunération, de 2009 à 2016, de 4 assistants parlementaires travaillant pour le RN sur fonds européens )
- et de complicité de ce délit.
Elle a reconnu qu’il n’y avait pas eu d’enrichissement personnel.
En conséquence, la Cour d’appel a condamné Marine Le Pen :
- à 3 ans d’emprisonnement, dont
- 2 ans avec sursis
- et 1 an ferme aménageable par un port de bracelet électronique
- à une peine d’inéligibilité de 45 mois dont 30 mois assortis du sursis.
Avec cette peine d’inéligibilité réduite en appel à 15 mois, qui ont déjà été purgés depuis le 1er jugement annoncé le 31 mars 2025, Marine Le Pen a donc la possibilité juridique de se présenter à l’élection présidentielle de 2027.
Mais, comme elle a été condamnée à de la prison ferme sous forme d’un bracelet électronique pendant un an, elle sera obligée de faire sa campagne présidentielle ( la quatrième après celles de 2012, 2017 et 2022 ) avec ce bracelet.
Or Marine Le Pen a toujours dit et a réaffirmé sa position le 2 juillet sur LCI, qu’elle ne serait pas candidate dans ce cas :
« Non, quand on est candidat à la présidentielle, il faut être totalement libre de ses mouvements et ça n’est pas le cas si vous êtes porteur d’un bracelet électronique. »
💡CONCLUSION
La Justice a pris une décision politiquement très habile :
▪️elle permet juridiquement à Marine Le Pen d’être candidate à la présidentielle,
▪️ mais en assortissant cette présence de conditions que l’intéressée elle-même avait par avance refusées…
Sauf revirement de dernière minute, Marine Le Pen devrait donc annoncer qu’elle n’est pas candidate et que Jordan Bardella sera le candidat du RN à la présidentielle de 2027.