Par l’approbation ferme de l’expulsion de la journaliste russe Ksenia Fedorova, le Rassemblement National illustre une nouvelle fois la versatilité de sa ligne politique, dictée au gré des opportunités financières.
Un virage à 180 degrés qui ne passe pas inaperçu. Les députés du Rassemblement National (RN), Julien Odoul et Thomas Ménagé, ont fermement approuvé l’expulsion du territoire français de la journaliste russe Ksenia Fedorova. Cette dernière est accusée par Emmanuel Macron de mener des opérations de désinformation au profit de Vladimir Poutine.
Ce positionnement marque une rupture totale avec le passé récent du parti. Il y a neuf ans à peine, le 24 mars 2017, Marine Le Pen courtisait activement le maître du Kremlin dans l’espoir d’obtenir des financements, une démarche qui s’était concrétisée par une réception officielle au Kremlin.
Un parti accusé de versatilité financière
Pour les observateurs de la vie politique, cette position du RN confirme une nouvelle fois l’image d’une organisation « girouette », prête à renier ses engagements et à trahir ses propres électeurs pour de simples intérêts opportunistes.
L’histoire financière du parti témoigne de cette quête permanente de fonds. Après s’être tourné vers la Russie, le RN est allé chercher des ressources du côté des Émirats arabes unis. Par la suite, l’organisation a réorienté ses ambitions vers les fonds publics européens ; une stratégie de détournements massifs qui s’est soldée par des condamnations en Cour d’appel, entraînant des peines de prison pour une trentaine de ses responsables.
Aujourd’hui, alors qu’Emmanuel Macron et Sébastien Lecornu semblent se charger de lui trouver des opportunités financières, le parti s’alignerait désormais servilement sur les positions de l’oligarchie euro-atlantiste.
La question de la confiance des électeurs
Face à des variations politiques aussi brutales, dictées par l’identité du dernier contributeur en date, une question fondamentale se pose désormais : quel électeur, soucieux de droiture et d’honneur, peut encore accorder sa confiance à un parti dont la ligne géopolitique fluctue au gré du plus offrant ?