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Bérézina républicaine aux Midterms

Trump paye au prix fort son soutien à Netanyahou et aux multi-milliardaires Deux ans après la réélection triomphale de…

05 novembre 20263 min
Bérézina républicaine aux Midterms

Trump paye au prix fort son soutien à Netanyahou et aux multi-milliardaires

Deux ans après la réélection triomphale de Donald Trump à la Maison-Blanche, les électeurs américains ont infligé une véritable débâcle à son camp lors des élections de mi-mandat. Celles-ci ont renouvelé l’intégralité des 435 sièges de la Chambre des Représentants et environ un tiers du Sénat (35 sièges sur 100 cette année). Les parlementaires élus ce 3 novembre entreront en fonctions le 3 janvier 2027.

Le dépouillement n’est toujours pas achevé à l’heure où ces lignes sont écrites, mais les Démocrates sont d’ores et déjà assurés de remporter la majorité à la fois à la Chambre des représentants et au Sénat.

Commentaires et raisons du naufrage électoral

Cette débâcle historique subie par Trump et le Parti Républicain a été résumée par l’ex-Représentante trumpiste Marjorie Taylor Greene, devenue l’une de ses plus ardentes opposantes :

« Les électeurs n’ont pas voté pour financer les milliardaires, enrichir les géants de la tech et multiplier les guerres à l’étranger. Vous [Trump], vous avez tenu vos promesses envers vos donateurs fortunés, vos amis de la classe Epstein et des pays étrangers. Mais pas envers les Américains. »

La Bérézina électorale vient ainsi du fait que des millions d’électeurs de Donald Trump de 2024 ont été ulcérés de le voir faire le contraire exact de ce qu’il avait promis :

  • Sur la diplomatie européenne : en ne mettant toujours pas fin au conflit en Ukraine.
  • Sur le Moyen-Orient : en se lançant dans une nouvelle guerre en Iran, d’où les États-Unis sont loin de sortir vainqueurs.
  • Sur le soutien militaire : en soutenant la politique guerrière de Netanyahou et de l’extrême-droite israélienne à Gaza et au Liban.
  • Sur la politique socio-économique : en donnant la priorité à son enrichissement personnel et aux demandes de l’oligarchie mondialiste, plutôt qu’au niveau de vie et au bien-être du peuple américain.

Une mutation profonde de la scène politique américaine

Ces élections ont également été marquées par les victoires symboliques de plusieurs Démocrates qui confirment que la scène politique américaine est en pleine mutation, au détriment de la majorité blanche d’autrefois et au profit des minorités, autochtones, noires, ou musulmanes.

  • Abdul El-Sayed : 42 ans, médecin d’origine égyptienne, il remporte l’élection sénatoriale dans le Michigan et devient ainsi le premier Sénateur musulman de l’histoire américaine. D’un profil comparable à celui du nouveau maire musulman de New York, son programme était axé sur l’accès universel aux soins, la justice sociale et la lutte contre les inégalités. Il s’est aussi beaucoup distingué par ses positions en faveur des droits des Palestiniens et ses vives critiques de la politique américaine en faveur d’Israël.
  • Deb Haaland : 65 ans, membre de la tribu amérindienne de Laguna Pueblo, ancienne secrétaire à l’Intérieur du président Biden, elle devient la première Gouverneure issue des peuples précolombiens de l’histoire américaine,pour l’État du Nouveau-Mexique.
  • Keisha Lance Bottoms : 56 ans, ancienne maire d’Atlanta, ancienne conseillère du président Biden, elle devient la première femme noire gouverneure du pays, en Géorgie.
  • Hakeem Jeffries : actuel chef des élus démocrates à la Chambre, il est pressenti pour accéder au perchoir. S’il est élu, il deviendra le premier Afro-Américain à présider la Chambre des représentants.

Conclusion

Alors qu’il entame la seconde partie de son second mandat, Trump se retrouve dans la situation du « canard boiteux » (lame duck) : au cours de la fin de règne de deux ans qu’il entame, il ne pourra plus rien obtenir de substantiel, et il risque de subir une succession de commissions d’enquête, voire le supplice d’un éventuel procès en destitution (impeachment).

Il sera réduit au rôle de spectateur tandis que va démarrer le processus de désignation de son successeur.

Il reste à espérer qu’il ne cédera pas à la demande pressante de Netanyahou de lancer une attaque nucléaire contre l’Iran…

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